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ANVOL, INAPORC et INTERBEV assignent les « Nouveaux Fermiers » en justice

Publié le 30/09/2020 par Hélène Flamant dans
"Les dénominations « steak », « aiguillettes » et  nuggets » sont désormais réservées aux produits carnés", rappellent les interprofessions Anvol, Inaporc et Interbev. ©Studio Gi/AdobeStock

Anvol, Inaporc et Interbev s’interrogent sur le soutien de BPI France à l’entreprise Les Nouveaux Fermiers et écrivent au Premier ministre.

À la suite de la communication faisant actuellement la promotion des « Nouveaux Fermiers », une nouvelle structure financée par des investisseurs privés tels que Xavier Niel et utilisant les dénominations propres à la viande pour commercialiser leurs produits végétaux, les Interprofessions Anvol, Inaporc et Interbev ont écrit conjointement au Premier ministre le 23 septembre dernier.

Si ces dernières ne s’opposent pas au développement de l’industrie des protéines végétales ayant toute leur place dans une « assiette durable », les professionnels des filières élevage et viande françaises ne peuvent accepter qu’une « entreprise de ce secteur s’affranchisse ainsi des règles de la concurrence et de la transparence vis-à-vis du consommateur ».

Elles dénoncent, dans un communiqué commun, "une stratégie visant à profiter de l’image culinaire de la viande – en usurpant le terme « fermier » pourtant protégé juridiquement, ainsi que tous les « codes » de la viande – pour finalement dénigrer les produits des filières françaises d’élevage. En outre, au-delà du terme « fermier », cette entreprise enfreint la loi n°2020-699 du 10 juin 2020 relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires, en commercialisant et promouvant des « steaks », des « aiguillettes » et des « nuggets » qui ne contiennent pas de viandes, quand ces dénominations doivent désormais être réservées aux produits carnés".

Au regard de ces irrégularités, les interprofessions interrogent donc le Premier ministre sur le choix de BPI France d’avoir financé un tel projet. Déterminés à agir pour faire appliquer la loi et protéger les emplois de leur secteur, Anvol, Inaporc et Interbev assignent les Nouveaux Fermiers en justice et souhaitent que le Gouvernement prenne également ses responsabilités dans ce dossier, pas seulement pour garantir aux professionnels de nos filières la protection à laquelle ils ont droit, mais aussi pour permettre aux consommateurs d’accéder à une information non trompeuse, fiable, objective et transparente, affirment les trois interprofessions.

Lire aussi :
Le monde agricole s'insurge contre "Les Nouveaux Fermiers"
 

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