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Maïs ensilage

Avec l'analyse, j’ai gagné quinze jours d’engraissement en 2018 !

Paul Nerriere de Terrena, à gauche prélève un échantillon pour l’analyse de maïs fourrage avec l’éleveur Franck Cherré. ©M.D. Guihard/Pixel6TM

Les adhérents de Terrena comme Franck Cherré utilisent la technique Prévilor® et son analyse spécifique des fourrages pour mieux gérer l’utilisation des silos et pour optimiser les rations complémentaires.  

Le millésime 2018 de l’ensilage de maïs n’a malheureusement pas été excellent comme celui de 2017, notamment au Gaec La Châtellerie, à Daumeray dans le Maine-et-Loire. Seulement 150 g/j de perte de gain moyen quotidien (GMQ) ont été constatés. La perte aurait pu être de 250 g/j si une adaptation des aliments en complément n’avait été apportée. L’analyse de l’ensilage de maïs a permis ainsi de connaître de façon détaillée la valeur de ce fourrage de base, et donc d’obtenir plus de précision dans la correction alimentaire de la ration. Ainsi, l’engraissement ne s’est prolongé que de quinze jours pour atteindre le niveau de finition souhaité alors qu’il aurait pu allègrement dépasser un mois avec cette moins bonne qualité de fourrage.
Depuis son installation en 1995, Franck Cherré, rejoint par sa femme Christelle en 2007 au sein du Gaec La Châtellerie, a toujours réalisé des analyses du maïs le jour de l’ensilage.

« Mais, contrairement à aujourd’hui où des préleveurs professionnels de Terrena viennent collecter les échantillons dans le silo, les prélèvements étaient loin d’être réalisés dans de bonnes conditions. »  

Méthode d'échantillonnage hollandaise

Désormais, un protocole très cadré est pratiqué avec les préleveurs de Terrena qui a repris, il y a trois ans, une procédure mise au point par un laboratoire hollandais, filiale d’Eurofins. Les zones de prélèvements sont effectuées pour constituer l’échantillon, tout dépend de la façon dont a été construit le silo.  Chez Franck Cherré, les deux silos sont homogènes. Les prélèvements s’effectuent donc sur toute la longueur et ce, au minimum cinq semaines après l’ensilage, pour que le fourrage soit bien stabilisé. 

« Nous avons adopté cette méthode appelée Prévilor® en raison de sa grande fiabilité et de ses informations, explique Paul Nerrière, correspondant fourrages et nutrition bovins chez Terrena. Nos collègues néerlandais ont une expérience de plus de 30 ans dans le domaine de l’analyse. Ils possèdent une très grande base de données. »  

Le silo est mieux géré

Trois semaines après le prélèvement, Franck Cherré reçoit les résultats de l’analyse. Vingt-cinq données sont répertoriées dans le rapport. Tout d’abord, les chiffres classiques utilisés : matière sèche, unité encombrement bovin (UEB), digestibilité de la matière organique (DMO), digestibilité des fibres (NDF, dNDF, ADF, ADL, CB), taux de sucres et pourcentage de grains dans l’échantillon. À ces analyses, bien connues des éleveurs, s’ajoutent d’autres plus spécifiques. Deux indicateurs  prédisent l’évolution de l’amidon by-pass au cours du temps, à l’automne et au printemps. Par la mesure du pH, l’éleveur est renseigné sur la fermentation du silo, et par voie de conséquence sur la bonne conservation. Par ailleurs, l’indicateur IT3 donne la note de richesse du fourrage en acide gras de type oméga-3.

Retrouvez cet article en intégralité dans Cultivar Élevage d'avril. 

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