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Prairies

Azote : la bonne dose au bon moment

L'azote est un élément indispensable pour la croissance de l'herbe mais bon nombre de facteurs sont à prendre en compte pour ne pas sur-fertiliser.

L'azote est certes indispensable, mais à raisonner. Pour les prairies, définir la bonne dose sous forme minérale ne se résume pas à compenser les exportations. Bon nombre de critères sont à prendre en compte pour ne pas sur-fertiliser.

Élement majeur de la croissance des prairies, l'azote est également un levier important pour en construire la stratégie de valorisation, souligne Didier Deleau, ingénieur régional fourrages à la station expérimentale Arvalis-Institut du végétal de Saint-Hilaire-en-Woëvre.

La quantité d'azote exportée par le fourrage dépend quant à elle de la date de la récolte : plus elle est précoce, plus le fourrage est riche. Ainsi, on peut retenir qu'une tonne de MS d'ensilage précoce exporte 25 kg d'azote quand une tonne de MS de foin tardif n'en exporte que 15 kg. La fertilisation minérale des prairies reste toutefois essentielle pour atteindre les objectifs fixés en termes de productivité et de qualité des fourrages. Pour ce faire, certaines règles sont à respecter. D'abord sur la date du premier apport. 

Des essais menés à différents endroits de l'Hexagone ont mis en évidence que le premier apport d'azote minéral est le plus efficient autour de 200°C jour à partir du 1er janvier, stipule l'ingénieur régional fourrages. 

L'urée au 1er apport, l'ammonitrate au 2e 

Il a aussi été démontre que l'urée est la forme la plus efficiente lors de ce premier apport et uniquement pour celui-ci. Après, les températures plus élevées et la moindre humidité du sol peuvent engendrer des pertes par volatilisation jusqu'à 30 %. Pour le second apport donc, l'ammonitrate est à privilégier. Dans la majorité des cas par contre, il est inutile d'effectuer un apport d'azote après le 15 juin. En période sèche, il ne serait pas valorisé par manque d'humidité. En conditions favorables, la minéralisation de l'azote présent dans le sol suffit largement à couvrir les besoins de la prairie. 

Retrouvez l'intégralité de cet article dans le numéro de novembre-décembre de Cultivar Élevage-
 

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