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Traitements individualisés

Baisse de 40 % des antibiotiques dans les élevages

Le niveau d’exposition des veaux aux antibiotiques est passé de 5,74 en 2013 à 3,41 en 2016-2017, soit une baisse de 40 %.

Le niveau d’exposition des veaux aux antibiotiques est passé de 5,74 en 2013 à 3,41 en 2016-2017, soit une baisse de 40 %. C’est ce que révèlent les résultats de l’observatoire pérenne des usages d’antibiotiques en production de veaux de boucherie mis en place par l’Anses - ANMV et l’Institut de l’élevage à la demande d’Interveb.
L’observatoire est constitué de 40 élevages. Il est basé sur la collaboration des éleveurs, des firmes intégratrices, des groupements de producteurs et des vétérinaires, avec l’appui des techniciens des chambres d’agriculture. Ces 40 élevages représentent 15 000 places de veaux élevés dans des systèmes de production représentatifs des pratiques d’alimentation et de logement observées au niveau national.
Les données du carnet sanitaire de la pharmacie de chaque élevage sont collectées par l’Institut de l’élevage, qui recueille notamment les ordonnances des vétérinaires, avec l’appui des techniciens des chambres d’agriculture. Ces éléments, anonymisés, ont été transmis à l’ANMV. Ils servent alors à calculer différents types d’indicateurs d’exposition aux antibiotiques, dont l’ALEA – Animal Level Exposure to Antimicrobials.
 

Quelles solutions pour réduire le recours aux antibiotiques ?

 
Arnaud Haquin est éleveur dans les Côtes-d’Amor depuis 2007. Il élève 543 veaux dans 3 bâtiments organisés en parcs collectifs de 35 à 60 veaux, le tout sur un plancher ajouré en bois et équipés de distributeurs automatiques de lait (DAL). Pour lui, "rigueur, observation et individualisation des traitements constituent le principal levier pour diminuer le recours aux antibiotiques". "Le système DAL me laisse du temps pour observer le comportement de mes veaux. Je connais par ailleurs exactement la quantité de lait consommée par chaque veau. Lorsque j’ai un doute sur la santé d’un animal, je vérifie la quantité bue et la vitesse d’absorption de la buvée, et je prends sa température. Le traitement antibiotique n’est pas systématique", explique l’éleveur.
Raisonner les antibiotiques passe aussi par la biosécurité et la maîtrise de la ventilation. "La maîtrise de l’ambiance des bâtiments est également essentielle. Les grands volumes d’air limitent les contaminations. À ce sujet, je compte investir prochainement dans des ventilateurs à économies d’énergie. J’applique également toutes les consignes de biosécurité́ recommandées par mon technicien. J’ai installé des pédiluves à l’entrée de chaque bâtiment, je demande aux personnes extérieures de laver leurs bottes et d’enfiler une blouse propre pour entrer dans les salles", détaille Arnaud Haquin
 
La filière va poursuivre ses efforts. Elle s’est fixée plusieurs objectifs dans le cadre de son plan filières des États généraux de l’alimentation, portant, notamment, sur la formation des éleveurs, l’accès aux nouvelles technologies, en particulier pour faciliter le suivi sanitaire des veaux, et l’amélioration des bâtiments d’élevage.

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