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Antibiotique

Bayer : outils pour le traitement sélectif au tarissement

Bayer a annoncé l’arrivée du nouvel antibiotique Arentor®DC lors des journées de la Société nationale des groupements techniques vétérinaires à Nantes le 17 mai. ©M.-D. Guihard

Nouvel antibiotique, nouvelle méthode de diagnostic et nouvelle utilisation d’antibiogramme, Bayer a annoncé son investissement dans le traitement sélectif au tarissement. Ce qui contribuerait potentiellement à éviter un traitement antibiotique à 750 000 vaches en France.

Lors des journées de la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV) à Nantes qui se sont déroulées du 15 au 17 mai, Bayer a annoncé l’arrivée d’un nouvel antibiotique en traitement sélectif au tarissement appelé Arentor®DC. C’est un antibiotique à base de céphalosporines de 1ͬ ͤ génération. Son principe actif, le céfalonium, a pour caractéristique d’être non critique, à large spectre (Staphylococcus aureus, Streptococcus agalactiae, Streptococcus dysgalactiae, Streptococcus uberis, Trueperella pyogenes, Escherichia coli et Klebsiella spp, Staphylococcus aureus) et adapté à un tarissement long (10 semaines).

En complément, la firme a dévoilé les services qui y sont associés : Tarismart, méthode de comptage cellulaire et Tankigram, antibiogramme effectué sur lait de tank pour identifier le profil de résistance aux antibiotiques de chaque élevage.  Dans le cadre de l’Ecoantibio II (programme 2017/2021), où l’objectif est d’inscrire dans la durée la baisse des utilisations d’antibiotiques, cette démarche de Bayer se veut de prescrire « le bon antibiotique, au bon moment et pour la bonne vache ». Selon Philippe Lepage, praticien à la SNGTV et sur la base des données de l’AIEMV (Association interprofessionnelle d’étude du médicament vétérinaire), 750 000 vaches pourraient être dispensées d’un traitement antibiotique sur les 850 000 vaches éligibles au tarissement sélectif, 10 à 15 % d’entre-elles soit environ 100 000 recevant un obturateur.
Philippe Lepage, praticien à la SNGTV, a déclaré que 750 000 vaches pourraient être dispensées d’un trai-tement antibiotique sur les 850 000 vaches éligibles au tarissement sélectif,

Différencier les animaux infestés des non infestés

Cette démarche nécessite des outils pour y parvenir, d’où la mise en place du programme de traitement sélectif Tarismart. Dans un premier temps, le vétérinaire recueille les données nécessaires telles que les comptages cellulaires individuels (CCI) du troupeau, les événements cliniques, les bactériologies. L’analyse de ces données détermine les périodes les plus propices aux nouvelles infections et à l’efficacité des guérisons. Ensuite, il est possible de différencier les animaux infectés des non infectés selon les derniers CCI et les mammites cliniques éventuelles durant les trois derniers mois de lactations. Et avant dernière étape, le vétérinaire écrit le protocole de soin (prescription d’antibiotique, prévention) sous forme d’arbre décisionnel. Le suivi de la démarche constitue la dernière étape de ce programme.

Diagnostiquer les résistances aux antibiotiques

Dès septembre, le vétérinaire devrait pouvoir aussi réaliser les analyses Tankigram, un outil d’aide à la décision proposé déjà par Bayer en Nouvelle-Zélande et qui s’appuie sur des expériences néozélandaises et néerlandaises. Il s’agit de faire le diagnostic de profils de résistances aux antibiotiques de certaines bactéries dans le lait du tank, un moyen supplémentaire pour guider le choix thérapeutique. L’examen au laboratoire va permettre de déterminer la souche la plus résistante du mélange testé. Ce qui donnera la CMI (concentration minimale inhibitrice) la plus élevée.  

Toutefois, précise Guillaume Lequeux du laboratoire Labocéa, cet antibiogramme ne sert pas à préconiser les antibiotiques. Et il n’existe pas de méthodes standards à son sujet. Avec cet antibiogramme, les profils de sensibilité des germes contagieux sont régulièrement mis à jour et dans une moindre mesure ceux des germes prédominants. Philipe Lequeux du laboratoire Labocéa de Nantes a testé l’antibiogramme Tankigram su lait de tank.

Au final, facile d’exécution pour l’éleveur, cet outil peut mettre en évidence la nécessité de changer de pratiques.

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