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Maïs

Bien estimer les doses d'azote à apporter

L'ajustement de la dose d'engrais azotés à la parcelle passe par un calcul des besoins en azote du maïs et des fournitures totales en azote du sol.

Dans ses informations techniques de saison, Arvalis-Institut du végétal fait un rappel sur l’ajustement de la dose d’engrais azoté à apporter au maïs. Cet ajustement passe par un calcul rigoureux des besoins de la plante, des fournitures totales du sol (reliquat au semis, minéralisation de l’humus). Par ailleurs l’institut insiste sur le fait que, pour une efficacité maximale, le choix de la date et de la forme de l’apport est primordial.

Estimer les besoins en azote

La première étape consiste donc à estimer les besoins. Ils sont fonction du niveau de production visé et du type de production (fourrage, grain ou maïs doux).

Une fois les besoins en azote calculés, il faut estimer les fournitures totales (azote présent dans le sol au moment du semis et minéralisation de l’humus). Dans un premier temps, il faut donc mesurer le reliquat sur la profondeur d’enracinement, une mesure accessible via les synthèses des campagnes de mesure du reliquat diffusées annuellement dans certaines régions ou par modélisations.
Concernant la quantité d’azote issue de la minéralisation (intense à la période de développement de la culture, surtout si elle est irriguée), il existe des référentiels par région. Cette quantité va dépendre du type de sol, de l’irrigation et de la longueur du cycle du maïs. D’autre part, il faut aussi tenir compte dans le bilan de la minéralisation des résidus du précédent et de la culture intermédiaire. Ces fournitures peuvent être positives lorsqu’il s’agit de légumineuses ou négatives dans le cas de cultures pauvres en azote (cannes de maïs ou pailles de blé). Le Comifer édite des abaques pour estimer ces contributions.

Enfin, il faut ne pas omettre de calculer aussi les effets directs des apports organiques réalisés avant maïs. La valeur fertilisante va dépendre de la quantité de matière épandue et de sa teneur en azote et du coefficient d’équivalence d’un engrais minéral (Keq). Et l’institut rappelle aussi qu’il faut prendre en compte l’eau d’irrigation qui, dans certains cas, apporte une quantité d’azote non négligeable, via le calcul suivant [quantité d’azote dans l’eau d’irrigation = quantité d’eau d’irrigation × teneur en nitrates/443].

L’optimisation de la fertilisation n’est pas qu’une question de dose, il est essentiel d’apporter l’azote au bon moment pour suivre au plus près les besoins de la plante au cours de sa croissance. Ces besoins sont notamment importants après le stade 10 feuilles rappelle Arvalis. Aussi, afin de couvrir au mieux cette période, il est recommandé de réaliser l’apport principal entre 4-10 feuilles (idéal 6-8 feuilles). Toutefois l’institut rappelle qu’un apport au semis est nécessaire si le reliquat est inférieur à 60 kg/ha, sachant qu’une dose de 40 kg/ha suffira à satisfaire les besoins de la plante jusqu’au stade 10 feuilles.

Concernant le choix de la forme d'azote à apporter, il faut éviter celles qui sont sensibles aux pertes par volatilisation comme l'urée. Mais si l'urée est enfouie en profondeur, alors son efficacité devient équivalente à l'ammonitrate. Si l'application se fait en surface, Arvalis recommande de faire un binage rapidement après l'apport afin d'en améliorer l'efficacité. 

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