La référence technique au service des éleveurs

Holstein-Monbéliarde

Choisir sa race pour réduire ses coûts

À l'échelle de l'exploitation, le meilleur niveau de produits, associé à des charges opérationnelles maîtrisées, permettent aux élevages en montbéliarde de générer plus de ressources financières ( EBE).

Après avoir comparé la montbéliarde et la prim’holstein sous leurs aspects biologiques dans notre premier article, l’heure est venue de comparer le coût de production de ces deux troupeaux. 
Toujours d’après l’étude Corasé, dans le cadre de recherche Éco’Montbéliarde, les structures d’exploitation holstein et montbéliarde se révèlent assez proches. En lait conventionnel hors AOP, d’un système "tout herbe" à un système "montagne maïs herbe" ou "plaine", peu de différences sont observées entre les deux races. 
Le volume moyen de lait vendu est très proche autour des 440 000 l avec un gradient net de 300 000 l en système "montagne tout herbe" à plus de 500 000 l en plaine quelles que soient les races. 
La taille des troupeaux est légèrement supérieure en montbéliarde avec 103 UGB totaux contre 97 UGB en holstein. En revanche, la composition du troupeau est proche avec un ratio UGB lait/UGB total de 8 %.
Seule différence nette observée entre les deux races, une surface totale exploitée plus importante en montbéliarde avec 113 ha contre 98 en holstein. 
 

Charge de travail légèrement plus importante en montbéliarde

La main-d’œuvre, associé ou salarié, est identique à 2,2 UMO et sans relation observée avec le système. Le volume de lait étant très proche, la productivité mesurée en lait vendu/UMO lait est identique quelles que soient les races. La productivité du travail ou la charge de travail mesurée en nombre d’hectares/UMO est automatiquement plus important en race montbéliarde avec 52 ha/UMO contre 47 ha/UMO en holstein.
 

Un produit de l’atelier lait plus élevé en montbéliarde

L’analyse des coûts de production de l’atelier lait distingue les deux races avec un produit supérieur en race montbéliarde de l’ordre de 8 % soit 552 €/1 000 l et 513 €/1 000 l pour un troupeau holstein. 
Cette différence s’explique principalement par un coproduit viande très nettement supérieur (+ 18 €) grâce au nombre d’animaux vendus, au poids et au prix de carcasse. Par ailleurs, le prix du lait des montbéliardes supérieur de 13 €/1 000 l distingue aussi les deux races. Cette différence est due notamment à des taux plus élevés et une incidence moindre sur la qualité du lait.
Côté primes, le niveau est assez proche avec tout de même un léger avantage à la montbéliarde du fait d’une intensification moindre à l’hectare et donc un niveau de primes supérieur ramené au litre de lait. 

Des coûts de production plus faible en holstein
Le coût de production de l’atelier lait se révèle plus important pour la race montbéliarde, 574 €/1 000 l alors qu’il est de 536 €/1 000 l pour la race holstein. Aux 1 000 l, les charges courantes de mécanisation et bâtiment sont inférieures en holstein du fait d’une productivité supérieure à l’animal et à la SFP qui aide à diluer les coûts de bâtiment et le coût de mécanisation des fourrages. 
 

Peu d’écart pour les charges opérationnelles

Les charges opérationnelles sont assez proches 184 €/1 000 l en montbéliarde contre 181 €/1 000 l en holstein. Les charges d’alimentation du troupeau laitier ramenées au lait vendu sont identiques aux deux races avec un coût de 131 €. De même pour les frais vétérinaires, ils sont identiques avec 15-16 €/1 000 l.
 

Un EBE plus important en montbéliarde

Avec une efficacité technico-économique équivalente aux élevages holstein (32,6 % vs 32,9 % d’EBE/produit) mais un meilleur produit total, + 8 350 €, les élevages montbéliards de l’échantillon dégagent plus de marges et de ressources financières avec 4 331 € d’EBE. 
À l’échelle de l’atelier lait, ce supplément d’EBE correspond à + 15 €/1 000 l mais il est entièrement mobilisé pour rembourser des investissements plus lourds. 
Finalement, le revenu disponible à l’échelle de l’atelier lait ou de l’exploitation est très proche pour les deux groupes et avoisine les 25 000 €/UMO quelle que soit la race.

 

 

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