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Filière laitière

Compétitivité: la France en haut d’un classement

Selon la veille concurrentielle de FranceAgriMer 2015 sur la filière lait de vache, la France est première.

C’est assez rare pour être signalé: la France se place sur la première marche du podium des filières laitières à travers le monde. Avec 645 points sur 1000 possibles, elle devance de peu la Nouvelle-Zélande qui en compte 642, ainsi que sa grande rivale, l’Allemagne, qui complète le trio de tête avec 614 points.

Ce classement est issu d’un travail de veille concurrentielle réalisé par FranceAgriMer sur la filière lait de vache à partir de cette année. Les résultats de cette première année, basés sur les données 2013, donnent une photographie de la compétitivité de la filière française sur le marché mondial à la veille de la suppression des quotas laitiers.

Les quatrièmes et cinquièmes pays de ce classement sont les Pays-Bas et l’Irlande avec respectivement 590 et 552 points. Selon FranceAgriMer:

"Les quatre premiers pays du classement ont un point commun: ils sont tous de grands exportateurs de produits laitiers."

Coût du travail plus élevé

Si la France est en tête de ce premier classement en raison notamment de la durabilité de ses ressources, de sa maîtrise technique et de sa capacité à conquérir des marchés, elle n’est pas sans faiblesse. Sa compétitivité est mise à mal sur l’un des sept grands axes retenus pour cette étude: le facteur macroéconomique semble pécher à cause d’un coût du travail plus élevé que dans certains pays concurrents.

La France est aussi pénalisée par son potentiel de production, plus particulièrement par la faiblesse de la croissance de sa production.
 

La première compilation des résultats pour dix pays producteurs laitiers permet de constater où se situe la France par rapport à ses principaux concurrents. Réalisée régulièrement, cette évaluation comparative des filières lait de vache permettra de mettre en lumière les grandes tendances et évolutions que connaissent les filières au niveau mondial. Ce sera alors un outil pour les opérateurs de ces filières afin de mieux comprendre les faiblesses et les atouts de la filière française et d’activer les leviers d’action nécessaires.

Une compétitivité qui ne fait pas consensus

L’étude réalisée par l’établissement public Business France et commanditée par FranceAgriMer repose sur une approche globale et méthodique avec l’examen de sept facteurs de compétitivité. Au total, ce sont 42 indicateurs qui sont évalués. De l’aveu même de FranceAgriMer, le terme de compétitivité ne fait pas forcément consensus. L’instance incite donc à la vigilance:

"Le classement final présente une synthèse intéressante mais qui ne doit pas être considérée indépendamment du classement sur chacun des sept axes. Le pays le plus compétitif peut être celui qui obtient la meilleure note globale ou celui qui obtient les notes les plus homogènes sans faiblesse majeure."

Les sept axes principaux sont:
la macroéconomie (part de l’agroalimentaire dans l’export, croissance de la population, coût du travail, etc.);
la maîtrise des facteurs naturels et la durabilité des ressources (gestion des maladies à enjeux commerciaux, pression environnementale, pression sociétale, etc.);
le potentiel de production (taux protéique et butyrique, marge sur coût alimentaire, part de l’herbe dans la ration, etc.);
l’organisation des filières (excellence de la recherche laitière, concentration du tissu industriel, etc.);
la maîtrise technique de la fabrication des produits (régularité de la production, part de la collecte consommée sur le marché intérieur, polyvalence de l’offre, etc.);
le portefeuille de marchés (exportation de produits laitiers en valeur, balance commerciale, dynamisme à l’export, etc.);
la capacité des opérateurs à conquérir les marchés (diversité des implantations industrielles à l’étranger, investissements dans l’industrie laitière locale, accords de libre-échange sur les marchés porteurs, etc.).

Cette étude sera annuelle. Les résultats de l’année prochaine, sur les données 2014, permettront de confirmer ou non le classement obtenu en 2013.

Voir aussi :
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