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Ensilage

De l'autonomie supplémentaire avec le nouveau conservateur de Lallemand

Publié le 04/11/2019 par Marie Dominique GUIHARD dans
Stéphane Cadoret (à gauche) et Tony Tison expliquent les résultats obtenus avec le nouveau conservateur.

Magniva Platinum est un nouveau conservateur qui comprend deux souches dont Lactobacillus buchneri, nouvellement sélectionnée par Lallemand pour les ensilages d’herbe et de maïs.

Il a fallu huit ans de recherche et deux ans de démarches administratives à la société Lallemand nutrition animale pour lancer leur nouveau conservateur. Magniva Platinum est une combinaison de deux bactéries lactiques, la souche déjà connue Lactobacillus buchneri NCIMB 40788, et la nouvelle souche Lactobacillus hilgardii CNCM I-4785.

Découverte dans une université du Brésil, cette souche a la particularité d’avoir une stabilité aérobie élevée : en présence d’oxygène, après ouverture du silo par exemple, l’ensilage reste plus stable et subira moins de pertes en matière sèche. Les deux souches associées apportent une synergie montrée par les équipes en recherche et développement de Lallemand : une acidification rapide du fourrage, une stabilisation aérobie améliorée dès quinze jours de fermentation, une stabilisation aérobie améliorée à long terme, une flexibilité de la gestion des stocks, une réduction des pertes de matière sèche, d’énergie et de valeurs alimentaires, ainsi qu'une amélioration de la qualité du fourrage. Concrètement, le silo peut être ouvert quinze jours après le début de la fermentation avec le nouveau conservateur, alors qu'il ne pouvait l'être qu'au bout de 60 jours avec la souche L. buchneri utilisée seule.

Expérience grandeur nature

Des éleveurs ont testé le nouveau produit lors de cette dernière campagne. Au Gaec Nord vendéen, Tony Tison et Emmanuel Bretaudeau, qui s’occupent de l’atelier lait, ont réalisé un silo d’herbe en l’inoculant à raison de 150 000 unités formant colonies (UFC) avec le nouveau conservateur. Tous les jours, ils ont pesé les rations d’ensilage, les refus et les pertes afin de dresser un bilan technico-économique. Au préalable, une analyse de fourrage frais a été réalisée sur chaque remorque. Deux sondes ont été installées dans l’ensilage pour vérifier l’évolution de la température. Une caméra thermique a permis de mesurer visuellement l’efficacité de l’inoculum. Ainsi, l’image a révélé sans ambiguïté l’emplacement des deux remorques qui, par inadvertance, n’avaient pas reçu de conservateur.

Visuellement, nous avons juste remarqué un peu de moisissure à ces endroits-là , précise Tony.
La caméra a identifié les deux zones, en rouge, qui n'ont pas reçu de conservateur.
Au moment de l’ensilage, les températures étaient très élevées (28 ° C). Elles se sont stabilisées au bout de cinq jours et sont restées stables tout au long du stockage. L’ouverture du silo a été réalisée au dix-huitième jour. En fonction des densités relevées plusieurs fois dans l’ensilage par le technicien de Lallemand, les pertes en matière sèche ont été évaluées et comparées aux résultats classiques déterminés par les Abac. Ainsi, elles ont été d'à peine 8 %, alors qu'elles atteignent 15 % en moyenne dans un ensilage.

Ramené à une saison entière, l’ajout de ce conservateur a permis 26 jours supplémentaires de stock. Pour un coût de production d’une tonne de matière sèche à 200 euros, le Gaec a donc économisé 14 euros/t de matière sèche traitée. Selon Lallemand, l’éleveur qui investit un euro dans le conservateur (le coût de l’inoculant étant de 6,8 euros/tonne) gagne en finalité 2,1 euros.

60 grammes de lait en plus par kilogramme de matière sèche ingérée

Sur la ferme Blanca (250 vaches laitières, basée en Espagne) du groupe Lallemand, les expérimentations montrent que pour 100 tonnes de matière sèche ensilée (150 euros/t de matière sèche de coût de production), les pertes avec le nouveau conservateur ont été chiffrées à 5 %, contre 15 % pour celui qui est non traité. Pour combler ces pertes, il a fallu compléter par des céréales (4,750 tonnes pour l’ensilage traité et 14,250 tonnes pour l’ensilage non traité) et par des correcteurs d’azote (815 kg pour l’ensilage traité et 2,4 tonnes pour l’ensilage non traité). Ainsi, la différence de coût de production est de 7,5 euros/t de matière sèche traitée pour 100 tonnes de matière sèche ensilée. La ration traitée a permis de gagner 60 grammes de lait en plus par kilogramme de matière sèche ingérée.

Ce nouveau conservateur devrait être disponible pour les prochaines récoltes d’herbe ou de maïs.

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