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Gnis

De l’intérêt des plantes de service

Le Gnis propose deux réglettes pour choisir et caractériser les plantes compagnes encore appelées plantes de service, engrais verts ou cultures intermédiaires multi-services.

Le Gnis détaille les atouts des plantes compagnes, des engrais verts ou des cultures intermédiaires multi-services et annonce la sortie de deux réglettes pour raisonner le choix des espèces pour les cultures intermédiaires et les cultures dérobées à vocation fourragère.

À partir de juillet, le Gnis va diffuser gratuitement deux outils d’aide à la décision qui seront diffusées dans les délégations, dans les Salons...  Pour les cultures intermédiaires et les cultures dérobées à vocation fourragère, la première réglette permettra aux agriculteurs et aux techniciens de raisonner le choix des espèces en fonction de leur utilisation (pâturage, fauchage méthanisation…). La seconde aura trait aux caractéristiques agronomiques de ces plantes. Appelées cultures intermédiaires ou encore engrais vert, plantes compagnes, cultures intermédiaires multi-services (CIMS), elles peuvent être aussi semées en association avec la culture principale. Le Gnis rappelle

 que le choix de ces espèces et des périodes de semis est maintenant dicté par l’expertise agronomique et la biologie végétale car chaque plante dispose d’atouts et de caractéristiques spécifiques dont la nature l’a dotée.

Il existe entre 30 et 50 espèces de plantes qui sont recensées comme plantes de service. Elles diffèrent par leur appartenance à une famille botanique, par leur mode de reproduction, par leur système racinaire, leur morphologie, leur adaptation à des contraintes pédoclimatiques et bien sûr par les services qu’elles peuvent rendre.

Ainsi ces plantes ont pour mission de lutter contre l’érosion par l’eau ou le vent, favoriser la pénétration de l’eau dans le sol, restituer de la matière organique au sol et donc du carbone, améliorer la structure du sol, piéger l’azote en excès, fixer de l’azote (légumineuses), lutter contre certains ravageurs parasites, lutter contre les plantes indésirables, favoriser la vie de la faune sauvage, la vie des insectes auxiliaires dont l’abeille, accompagner et protéger la culture principale ou enfin constituer une barrière sanitaire entre deux cultures principales.

Les atouts de chaque espèce

Le choix des espèces s’effectue en fonction des objectifs attendus, de la culture précédente et de la culture suivante, des contraintes de calendrier de semis et du mode de destruction envisagé. Parmi ces plantes figurent les brassicacées (colza, moutarde blanche, moutarde brune, moutarde d’abyssinie, navette, radis fourrager, radis chinois et caméline) employées pour leurs capacités à capter l’azote ainsi qu’à contrer certains parasites du sol (nématodes, champignons).

Les fabacées à grosses graines (féverole, pois fourragers ou protéagineux, vesce velue, vesce commune, vesce pourpre, vesce de Narbonne et lupin) et à petites graines (trèfle violet, trèfle incarnat, trèfle d’Alexandrie, trèfle blanc, minette, sainfoin, trèfle hybride, trèfle de Perse, trèfle de Michelli, trèfle vésiculé, trèfle de cerdagne, serredelle, mélilot, luzerne, lotier, lentille, gesse et fénugrec) sont choisi pour fixer l’azote de l’air grâce aux nodosités de leurs racines et donc enrichir le sol en cet élément. La phacélie, le lin, le sarrasin, le tournesol, la bourrache sont reconnues comme source de nourriture pour les pollinisateurs.

Les graminées fourragères ou de gazon (ray-grass anglais, ray-grass italien, ray-grass hybride, moha et millet perlé) s’avèrent très efficaces pour ameublir le sol grâce à leur puissant système racinaire fasciculé. Enfin les céréales (avoine diploïde, avoines classiques, seigle, seigle forestier et sorgho) tallent rapidement pour couvrir le sol et pour étouffer les adventices. Elles apportent aussi aux micro-organismes du sol soit des sucres, soit du carbone en fonction du stade auquel elles sont détruites.
 
Pour réussir ces cultures, le Gnis réitère que

la réussite de l’implantation est directement liée à la bonne couverture du sol et donc à la qualité de la germination. La semence doit garantir l’absence de graines d’adventices qui risqueraient de polluer les cultures suivantes. Les semences certifiées et les contrôles officiels garantissent ce haut niveau de qualité. 

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