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Fertilisation du maïs

Enfouir l’azote pour une meilleure efficience

Dans les conditions sèches, enfouir l’engrais permet de gagner en efficience.

En construisant eux-mêmes leur Fertiloc, les deux frères Heim ne pensaient pas
 à la rentabilité pécuniaire immédiate de la technique. Néanmoins l’efficience de l’azote était leur principal objectif du point de vue agronomique comme environnemental. 

Pourrait-on un jour assister à une interdiction des épandages d’azote sur des parcelles agricoles en cas de pic de pollution aux particules fines ? Rémi Heim, polyculteur à Hilsenheim dans le Bas-Rhin avec son frère Maxime, le craint. C’est pour cette raison, en partie, et pour améliorer l’efficience de leurs apports azotés sur maïs qu’ils ont autoconstruit le Fertiloc – matériel permettant d’enfouir entre les rangs de maïs en végétation la quantité d’azote nécessaire à son développement. 

Agronomiquement, la fertilisation localisée en végétation peut trouver ses limites quand les conditions sont trop humides. 

« Le passage du disque et de la dent dans un sol trop humide peut engendrer un lissage du sol qui va freiner la diffusion de l’azote vers les plantes ainsi que le franchissement de cette “barrière” par les racines », décrit Rémi Heim.

Mais au regard de son expérience, les conditions trop humides au moment de la fertilisation du maïs sont de plus en plus rares...

« C'est donc pour ces conditions chaudes et sèches de plus en plus présentes que nous cherchons à enfouir l’engrais à la profondeur où le sol est encore humide », précise l’agriculteur.

L’objectif étant que les granulés soient fondus dans la journée qui suit leur enfouissement. 

« Aujourd’hui encore, je ne suis pas en capacité de déterminer combien de quintaux par hectare me fait gagner l’enfouissement de l’azote entre les rangs de maïs, avoue Rémi Heim. Ce dont je suis certain par contre, c’est que la dose apportée est une dose totalement efficiente. En améliorant nos pratiques technico-économiques, l’environnement est sans doute le premier bénéficiaire. »

Découvrez l'article dans son intégralité dans notre magazine Cultivar Élevage de janvier. 

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