Feder s'engage pour sécuriser l'engraissement

De gauche à droite : le vice-président de Feder Yves Largy, le directeur Michel Millot, et le président Bertrand Laboisse. Photo: Nathalie Tiers/Pixel image.
L'union Feder fait partie des coopératives d'élevage leaders en France, avec 190 000 bovins et
160 000 ovins commercialisés chaque année. Elle a annoncé à l'occasion du Sommet de l'élevage, la création d'une caisse de sécurisation afin de développer l'engraissement sur son territoire.


Le directeur Michel Millot explique :

Nous exportons chaque année 90 000 broutards, dont deux tiers de mâles. C'est seulement 50% de notre production car nous avons toujours développé l'engraissement, en lien avec les abattoirs de proximité. Mais 90% de ces broutards partent vers l'Italie, et ce débouché est en diminution.

La caisse de sécurisation, baptisée FAC (Feder aval céréales), associera les quatre maillons locaux de la filière viande : les éleveurs, les coopératives de l'union Feder, les abattoirs de proximité, et les coopératives céréalières entrées au capital de Feder.
En effet, après Axéréal qui est entrée au capital au moment de la constitution de l'union il y a deux ans, la coopérative Dijon céréales s'est également rapprochée de Feder depuis le 1er juillet 2014. Aujourd'hui, ces deux coopératives céréalières représentent 20% du capital de l'union Feder.

Yves Largy, vice-président de Feder :

Ces partenariats avec des coopératives céréalières sont cohérents, car nous avons des adhérents communs. Axéréal est un partenaire historique de la coopérative Socaviac qui fait partie de l'union. Les céréales trouvent des débouchés dans le fabrication d'aliments, et par ailleurs, certains céréaliers se posent la question de développer un atelier engraissement pour palier au déficit de matière organique dans leurs sols.

"Devenir incontournables"

La future caisse de sécurisation FAC serait donc abondée pour moitié par les quatre maillons locaux de la filière viande (à parts égales), et pour moitié par des fonds publics; cette participation publique restant encore à confirmer. Mais les dirigeants de Feder sont optimistes :

Nous avons de bonnes raisons de penser que ces fonds publics sont accessibles, car à partir de 2015 les fonds Feader seront gérés par les régions. Et nous pouvons faire valoir que le développement de l'engraissement sur notre territoire est source de valeur ajoutée et d'emploi.

Cette caisse de sécurisation dont le rôle sera d'amortir les fluctuations des prix du marché, sera surtout destinée à la production de jeunes bovins correspondant à la demande du marché; à savoir des animaux âgés de moins de 24 mois et pesant moins de 470 kg (carcasse). 10 000 places pourraient être engagées dans les 3 ans.
Actuellement, Feder produit 80 000 bovins gras: un volume qu'elle souhaite maintenir, voire développer.

Nous voulons nous rendre incontournables auprès de nos clients, par nos volumes et la qualité de nos prestations.

En parallèle, Feder a également recruté un commercial qui recherche des débouchés à l'export en dehors de l'Italie, notamment au Maghreb et en Turquie. L'objectif de 10 000 bovins maigres était fixé pour 2014, et le chiffre de 8500 était atteint début octobre.

Enfin, Feder consacre 10 millions d'euros par an à l'accompagnement des éleveurs bovins et ovins, sous forme de prêts à taux zéro notamment, qui souhaitent s'installer ou créer des places d'engraissement.
3000 places d'engraissement ont ainsi été créées en 2014.

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