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Ensilage

La Cuma de l’Entente de Goulles a opté pour une ensileuse traînée

Publié le 27/07/2020 par Claire LAMY GRANDIDIER
La Cuma de l’Entente de Goulles a opté pour une ensileuse trainée. CP : S.Billaud/Média et Agriculture

La campagne d’ensilage 2020 marque un tournant pour la Cuma de l’Entente de Goulles, située en Corrèze. En effet, cette coopérative d’une vingtaine d’adhérents vient de mettre en route une ensileuse traînée neuve, pour remplacer les deux modèles qu’ils utilisaient auparavant. 
 
La Cuma de l’Entente de Goulles est confrontée à un problème bien connu dans le monde agricole en France : le manque de main-d’œuvre, pour les chantiers d’ensilage notamment.

« Cela fait deux ou trois ans que nous avions de plus en plus de mal à trouver suffisamment de chauffeurs pour mener correctement les chantiers d’ensilage, confirme Antoine Brousse, associé du Gaec des Cavaliers avec son père, son oncle et son cousin à Goulles. Jusqu’à l’an dernier, nous ensilions avec deux Taarup traînées, donc il fallait deux chauffeurs sur les ensileuses, deux chauffeurs au tas et de quatre à six chauffeurs pour les bennes pour faire les navettes. Même si le chantier ne coûtait pas très cher, car les ensileuses avaient plus de 25 ans, il était temps de trouver une organisation plus efficiente en termes de main-d’œuvre. Et surtout, l’hiver, nous passions de plus en plus de temps à remettre en état les machines. Et pour deux machines qui tournent, un adhérent avait une machine en stock pour nous fournir les pièces. Ce n’était plus, durable. »

Lors de la période de réflexion, le groupe d’éleveurs identifie trois solutions pour ensiler les 150 à 200 ha des quatre adhérents de l’ensileuse. 
 

Peu de machines sur le marché  

« La première piste envisagée était de maintenir l’équipe d’ensilage comme actuellement, et faire appel à un entrepreneur pour ensiler, sans pouvoir maîtriser le coût/ha donc, se rappelle Antoine Brousse. La deuxième a également été vite écartée, il s’agissait d’investir au sein de la Cuma dans une ensileuse automotrice d’occasion. Enfin, la troisième option était de remplacer nos deux ensileuses traînées par une ensileuse traînée également, neuve, de nouvelle génération, capable d’avoir le même débit de chantier que nos deux machines réunies. Très vite, cette option a pris le dessus sur les deux autres. »
Sur ce marché de niche, les exploitants n’ont que très peu de choix de machine.

« À notre connaissance, il n’y a que Kongskilde qui propose encore des ensileuses traînées, explique Antoine Brousse. Ce constructeur propose quatre machines au catalogue. Nous avons choisi un modèle intermédiaire, la FCT 1260. Elle reçoit un rotor de 720 mm de large, contre 900 pour les plus grosses machines. »
 

Environ deux hectares par heure  

Le débit de chantier justement, sera un critère important pour la facturation aux adhérents de la Cuma. « Nous avons fait le choix de facturer à l’heure, confirme Antoine Brousse, le chauffeur attitré de l’ensileuse traînée. Ainsi, c’est une façon d’inciter les adhérents à préparer au mieux les chantiers. Avec une facturation à l’hectare, nous trouvions anormal que les gens qui font des efforts pour faire un maximum d’hectares dans la journée payent la même chose que les adhérents qui n’ensilent que les petites parcelles mal commodes ! Et pour la première année, nous sommes globalement satisfaits du débit de chantier global, car sur les 130 ha ensilés en première coupe, nous tournons à un peu plus de 2 ha/h.»
 

La qualité au rendez-vous 

Et en termes de qualité de travail alors ? Là aussi, tous les voyants sont au vert pour Antoine Brousse : « La qualité de travail n’a pas chuté comparé à nos anciennes machines qui donnaient pleinement satisfaction. La coupe est nette et fine. Nous pouvons faire des brins allant de 2,5 à 4 cm, selon le souhait des adhérents. Mais attention, sur ce genre de machine, l’entretien journalier est très important. C’est le rotor qui fait office de soufflerie, contrairement à une ensileuse automotrice. Il faut donc veiller à avoir toujours les couteaux en excellent état, pour que ça coupe en permanence. De même, le réglage des contre-couteaux est essentiel pour avoir une bonne qualité de coupe. »
 
Retrouvez l'intégralité de cet article dans Cultivar Élevage n° 727 de juillet : 

 

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