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Pays de la Loire

La filière viande bovine tente de réagir face à la baisse de consommation

Publié le 23/07/2020 par Marie Dominique GUIHARD dans
La filière viande bovine des Pays de la Loire a vu son cheptel baisser en dix ans. ©DR

La consommation de viande bovine s’érode depuis des années en Europe. Pour maintenir les marchés, la filière des Pays de la Loire qui fait face à une chute du cheptel en vaches allaitantes de 14 % en dix ans, mise sur la contractualisation, la qualité et le marché export.
 
La filière viande bovine des Pays de la Loire produit 17,5 % des volumes français. Première région de France dans ce domaine, elle réalise un milliard de chiffre d’affaires pour 250 000 tonnes équivalent carcasse de viandes bovines produites.
La production de viande bovine ligérienne relève d’une grande diversité de systèmes agricoles. Certaines exploitations sont à dominante bovins allaitants, voire spécialisées dans la production de bovins allaitants maigres ou finis (près de 5 000 exploitations ayant plus de 20 vaches allaitantes). Pour les autres, la production de viande bovine est soit un coproduit de l’activité principale (réformes laitières), soit un atelier complémentaire de naissage ou d’engraissement (environ 1 300 exploitations).
Les Pays de la Loire sont la première région d’abattage de gros bovins. Les leaders nationaux de l’abattage-découpe de viande bovine, Bigard (Charal/Socopa) et Elivia (Terrena) emploient 4 700 salariés en Pays de la Loire. La production de femelles (allaitantes et laitières), de bœufs et de veaux de boucherie est destinée au marché français tout comme le tiers de la production de jeunes bovins finis de 8 à 24 mois. Le solde de la production de jeunes bovins est exporté vers l’Allemagne, l’Italie, la Grèce et vers les pays tiers du bassin méditerranéen (races allaitantes très majoritairement). Des débouchés s’ouvrent également vers l’Asie, destination vers laquelle des expéditions de viande de jeune bovin sont réalisées.
Mais le cheptel régional de vaches allaitantes a baissé de 14 % en une décennie (2020/2010). La production régionale initiée dans les années 1990 s’est donc logiquement érodée. En outre, la production est toujours confrontée à la faible rentabilité des capitaux investis et au ralentissement du renouvellement des générations dans les exploitations.
L’âge moyen des chefs d’exploitation de bovins allaitants s’élève à un peu plus de 49 ans, le tiers d’entre eux avait plus de 55 ans en 2018.
 
Clémentine Libeer et Pierre-Yves Amprou du pôle économie et prospective de la chambre d’agriculture des Pays de la Loire  estiment que   :

 l’innovation produit et la segmentation qualitative du marché de la viande hachée restent de actions insuffisantes  pour contrer la baisse de consommation en France et chez ses principaux clients européens.    

Les démarches de contractualisation et de segmentation qui associent tous les acteurs de la filière pour améliorer l’adéquation offre/demande et sa valorisation sur le marché intérieur se poursuivent au sien de l’interprofession. Il s’agit également d’exploiter le potentiel des marchés export sur les segments qualitatifs.
Les économistes de la chambre spécifient que

Un plan de sauvegarde de la filière régionale encadre le suivi de ces actions.
 

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