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Performances biologiques

La montbéliarde devance la holstein

D'un point de vue biologique, la montbéliarde offre de meilleures performances.

Souvent comparées, les prim’holstein et les montbéliardes disposent de critères de productivité à la fois similaires et différents. De ce fait, les coûts de production varient d’un système à un autre.
Dans le cadre du programme de recherche Éco’Montbéliarde, Montbéliarde Association cherche à comparer les performances des races montbéliardes et prim’holstein à système fourrager équivalent.
Les données de près de 400 exploitations, de 8 départements, suivies par les organismes de Conseil Élevage de la zone Fidocl ont été prises en compte. Elles comprennent le lait, la santé, la reproduction, la surface, la main-d’œuvre ainsi que les données économiques des différentes exploitations.
 

Des différences de production

Au niveau français, les vaches montbéliardes et holstein ne jouissent pas du même effet-milieu. En effet, ces races et ces troupeaux ne sont pas présents dans les mêmes zones et les mêmes systèmes. 90 % des effectifs holstein font partie de système de plaine quand 62 % des effectifs montbéliards sont en montagne et piémont. 
Une des premières différences concerne la production. À conditions d’élevage équivalentes, les vaches holstein produisent 1 000 kg de lait de plus que les vaches montbéliardes, soit 12 %. En revanche, les lactations des holstein sont plus longues de 23 jours en moyenne.
Au niveau de la qualité, les vaches montbéliardes présentent un TP supérieur de 1,5 g/kg et un TB supérieur de 0,6 g/kg. À noter que ces différences sont plus marquées sur les premières lactations. 
 

Moins de renouvellement en montbéliarde

L’avantage de la montbéliarde quant à la faculté de reproduction est vérifié sur la plupart des critères : une amélioration de 8 points de réussite à la première IA, 0,3 IA/IAF en moins, soit 14 % d’IA d’économisées et 25 jours d’intervalle vêlage-vêlage en moins. Concernant les génisses, les résultats sont équivalents quelle que soit la race, tout comme le pourcentage de vêlages difficiles ou avec complications, entre 6 et 7 %. 
Du côté de la conduite du renouvellement, son taux est supérieur de 8 points dans les cheptels holstein. Le pourcentage des primipares dans ces troupeaux est supérieur de 4 points, soit 9 %. En montbéliarde, les primipares vêlent 2,8 mois plus tard mais les vaches réalisent 0,3 lactations de plus.
 

Plus de mammites en holstein

Côté cellules, les écarts sont peu flagrants avec une moyenne plus basse de 10 000 leucocytes par litre en holstein. La différence est plus significative pour le poste "mammites cliniques" : les cheptels montbéliardes ont une fréquence beaucoup plus faible concernant ces pathologies. L’écart est de 10 points, 24 % en montbéliardes et 34 % en holstein. 

Une traite plus longue pour les montbéliardes

La vitesse de traite, principal critère lié au temps de travail peut être impacté par le type génétique. Cette vitesse se révèle moins rapide dans les élevages montbéliards. Malgré des volumes produits proches (470 000 l en montbéliarde et 490 000 l en holstein), la durée de traite dure près de 10 minutes de plus dans les élevages montbéliards. À trayeurs et postes égaux, la durée de traite pour 1 000 l de lait est allongée de 8 min dans le cas d’un troupeau de montbéliardes.
 

Viande : les montbéliardes mieux valorisées

Les données "viande" concernent seulement les catégories d’animaux vendus le plus fréquemment : vaches de réformes, veaux de boucherie et veaux croisés vendus à 3 semaines.
Les réformes montbéliardes sont plus lourdes de 18 kg de carcasse en moyenne. Elles sont aussi plus âgées de 4 mois. Les taux de finition, au dire d’éleveurs sont relativement faibles pour les deux races : 29 % pour les vaches montbéliardes contre 23 % pour les vaches holstein.
Le prix des veaux croisés vendus à 3 semaines est supérieur de 70 € pour les mâles montbéliards. Pour les femelles, la différence est d’environ 50 €. Malgré un âge et un poids équivalent (130 kg à 4,5 mois), les veaux de boucherie croisés issus de vaches montbéliardes sont vendus 180 € de plus que leurs équivalents issus de vache holstein. Cette différence de prix au kilo supérieur découle sans doute d’un meilleur rendement ou d’une meilleure qualité de carcasse. 
 
D’après cette étude, toutes ces différences engendrent également des différences du point de vue économique à lire dans notre second article : Choisir sa race pour réduire ses coûts
 

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