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Nutrition animale

La production francaise d’aliments composés repart à la hausse

En 2018, la production francaise d’aliments composés repart à la hausse. © A.Dejardin/Pixel6TM

Nourrir les cheptels de France avec des aliments de qualité pour mieux nourrir les hommes est une des missions de l’industrie de la nutrition animale. Située au carrefour des différentes productions agricoles, l’industrie de la nutrition animale travaille étroitement avec les filières situées à son amont, mais aussi à son aval, pour toujours mieux répondre aux attentes des consommateurs. Le SNIA a dressé le bilan du secteur de la nutrition animale à l'occasion de son assemblée générale qui s'est tenue au mois de mai dernier.

En lien avec une multitude d’acteurs   

De par leur activité de fournisseurs des filières animales, les fabricants d’aliments pour animaux sont en lien permanent avec une multitude d’acteurs, tout au long de la chaîne alimentaire. Ils s’associent aux débats ainsi qu'aux travaux qui animent les différents secteurs agricoles et participent également aux discussions avec les industries agroalimentaires.  
L’industrie de la nutrition animale occupe une place centrale. Cette position implique une responsabilité forte vis-à-vis des enjeux de sécurité, de qualité, de durabilité et de compétitivité, afin d’assurer un développement durable des filières agricoles françaises. L’industrie de la nutrition animale française repose sur quatre piliers : garantir la sécurité sanitaire des aliments pour animaux, assurer la qualité des aliments pour animaux, répondre durablement à toutes les attentes et aussi, maintenir la compétitivité des filières animales françaises.

Un large panier de matières premières

Pour répondre aux besoins précis des animaux d’élevage, le fabricant d’aliments composés dispose d’une grande diversité de matières premières, de sources d’énergie, de protéines, de fibres et d’autres nutriments indispensables à leur croissance. Le rôle du fabricant d’aliments est d’assembler, au meilleur coût, ces matières premières pour produire un aliment répondant aux besoins des animaux, en fonction de leur espèce, de leur stade physiologique et des exigences des référentiels de filières. Les formules d’aliments peuvent varier dans le temps en fonction du prix des matières premières sur le marché mondial et de leur disponibilité dans les critères qualitatifs demandés. Pour exercer tout son savoir-faire, le formulateur doit donc pouvoir disposer de la palette de matières premières la plus large possible :

 


Utilisation des matières premières par la nutrition animale en 2018 (Source : Snia, d'après SSP et FranceAgriMer)


 

Un secteur organisé géographiquement   

Afin de créer du lien entre fabricants d’une région et de faciliter le dialogue avec les élus locaux et l’environnement professionnel en région, les fabricants d’aliments ont constitué cinq associations régionales (Ainnaco, Nutrinoë, NutriArche, Nutriacces, So'fab). Elles permettent aussi à l’action nationale de répondre aux besoins de tous les fabricants, de se nourrir des expériences du terrain et de se déployer en région.
Il est donc essentiel pour l’industrie française de la nutrition animale de contribuer au débat européen et d’y apporter son expertise. Les trois structures chargées de représenter l’industrie de la nutrition animale en France (Snia, Afca-Cial et Coop de France) ont construit une représentation unique du secteur au niveau européen : l’association Eurofac. Elle représente 85 % des aliments composés produits sur le territoire national et la totalité des prémélanges et des aliments minéraux. Eurofac porte donc la voix de la France auprès de la Fefac, Fédération européenne des fabricants d’aliments composés.

Une industrie en mouvement 

Le secteur de la nutrition animale est une industrie en mouvement. Son implication dans le dynamisme économique des régions est forte, notamment grâce à une répartition des sites de production sur l’ensemble du territoire national. Un dynamisme visible également à l’échelle européenne : la France est le troisième producteur d’aliments composés en Europe (UE-28). En 2018, 314 usines appartenant à 201 entreprises ont fabriqué près de 20,8 millions de tonnes d’aliments composés pour animaux d’élevage (y compris DOM-TOM).
Si le nombre d’entreprises reste plutôt stable ces dernières années, le nombre d’usines progresse légèrement. 
Le tonnage moyen produit par usine semble se stabiliser. Depuis plusieurs années, la production française d’aliments composés connaît une nette diminution avec une perte de 10 % des volumes produits entre 2000 et 2018. Cette tendance baissière s’essouffle en 2018 avec une reprise légère du tonnage total fabriqué (+ 0,6 % par rapport à 2017) et plus de 20,7 millions de tonnes produites.

La production dans les autres pays

En 2018, la production d’aliments pour animaux d’élevage dans l’Union européenne à 28 est stable (+ 0,3 %) et atteint 161 Mt. Si l’Allemagne reste leader malgré un net recul de la production, l’Espagne progresse fortement (+ 3,9 %) et le Royaume-Uni ainsi que la Pologne affichent leur dynamisme avec des productions de 16,9 Mt et 11,6 Mt respectivement.  En 2018, la production mondiale d’aliments com­posés est de 1,1 milliard de tonnes. La Chine conserve sa position de leader et l’Inde progresse fortement (+ 13 %). Les hausses de production en Russie, en Espagne et en Turquie instaurent une dynamique positive en Europe (+ 33 % entre 2012 et 2018).

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