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Appellation d’origine protégée

Le cahier des charges du brie de Meaux évolue

Publié le 17/08/2020 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Le cahier des charges de l'AOP brie de Meaux vient de subir quelques changements. Photo : ALF photo

Depuis peu, le brie de Meaux bénéficie d’un cahier des charges renouvelé. Les presque 300 producteurs de lait de la zone d’appellation qui s’étend sur 1,7 million d’hectares vont devoir s’adapter pour garder le précieux sésame.
 

« L’ambition première de cette révision du cahier des charges est de renforcer le lien au terroir de l’AOP. Le nouveau cahier des charges va ainsi permettre de définir plus clairement les savoir-faire de chacun des acteurs et tout particulièrement des producteurs de lait, tout en améliorant indéniablement la qualité du produit », a affirmé l’Union interprofessionnelle de défense, de gestion et de contrôle du brie de Meaux. 

80 % des animaux nés sur l'exploitation

Une des premières mesures concerne le troupeau laitier. Désormais, il devra être constitué au minimum à 80 % par des animaux nés sur l’exploitation ou issus de troupeaux laitiers situés dans l’aire géographique de l’appellation. Pour rappel, elle s’étend sur plusieurs parties de départements : la Seine-et-Marne, le Loiret, la Marne, la Haute-Marne, l’Aube, la Meuse, l’Yonne et sur une commune de l’Aisne. 

Paille obligatoire pour le couchage

Autre nouveauté, le recours à la paille pour le couchage devient obligatoire avec une quantité minimum pendant la période de stabulation intégrale. Elle s’établit à 0,5 kg en moyenne par jour et par vache laitière en production pour les systèmes logettes et à 5 kg par jour vache laitière en production pour le système de stabulation libre.

Une ration composée de trois aliments minimum

Concernant l’alimentation, la ration de base des vaches laitières en production doit être constituée au minimum de trois ingrédients dont deux obligatoires, l’herbe fraîche et la betterave fourragère.
L’herbe fraîche ou conservée doit représenter au moins 4 kg de matière sèche. L’herbe est pâturée ou distribuée aux vaches. Un minimum de 2 kg de cette matière sèche doit provenir d’une légumineuse. La pulpe de betteraves ou la betterave fourragère doit être consommée à hauteur de 2 kg de matière sèche minimum.
Dans tous les cas, l’aliment principal ne peut dépasser 60 % de la ration de base en matière sèche, sauf s’il s’agit de l’herbe. Autre point important, l’urée alimentaire et l’huile de palme sont dorénavant proscrite. 
En revanche, pour les vaches laitières en production mises au pâturage, cette règle des trois constituants ne s'applique pas à condition de respecter des conditions strictes relatives telles que 150 jours de pâturage par an minimum et 20 ares par vache.

Une alimentation sans OGM

Sur le point des OGM, le cahier des charges est formel, l’implantation de cultures transgéniques est interdite sur toutes les surfaces d’une exploitation produisant du lait destiné à être transformé en appellation d’origine brie de Meaux. Cette interdiction s’étend pour toute espèce végétale susceptible d’être donnée en alimentation aux animaux de l’exploitation, et toute culture d’espèce susceptible de les contaminer.
 

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