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Statistiques agricoles

Le recul démographique se poursuit en élevage

Dans l’élevage laitier, les effectifs de chefs d’exploitation ont diminué de 3,4 % entre 2016 et 2017.

Au 1er janvier 2017, 453 113 chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole sont dénombrés en France métropolitaine, soit un effectif en baisse de 1,9 % par rapport au 1er janvier 2016, selon la Mutualité sociale agricole (MSA). Cette baisse, dont l’ampleur est la plus importante de la décennie, résulte exclusivement d’une diminution de l’effectif des chefs d’exploitation agricole, la population des chefs d’entreprise agricole (entreprises paysagistes, des centres équestres, des centres d’entraînement, et des entreprises de travaux agricoles, ruraux et forestiers.) étant stable entre 2016 et 2017.

Toutes les activités agricoles sont impactées par la baisse des effectifs de chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole, constate la MSA. Dans l’élevage laitier, les effectifs de chefs diminuent de 3,4 % entre 2016 et 2017. La baisse des effectifs atteint 2,9 % pour le secteur des équidés et 2,6 % pour la viticulture. Les effectifs de chefs diminuent également de 1,3 à 1,5 % dans le secteur de la polyculture associée à de l’élevage, de l’élevage en hors-sol et de l’élevage à finalité viande (bovins, ovins, caprins).

Indépendamment de toute entrée ou sortie du régime agricole, des chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole déclarent changer de secteur d’activité d’une année à l’autre. Ces recompositions, un peu moins nombreuses que par le passé (- 6,4 % par rapport à 2016) affectent principalement l’élevage dans toutes ses dimensions – lait et viande – et dans une moindre mesure la filière équine. Les secteurs qui bénéficient de ces mutations sont le secteur des grandes cultures, de la polyculture associée à de l’élevage et de manière plus nuancée des entreprises de services.
 
En 2017, environ 54 % de chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole produisent du lait, des céréales ou du bétail pour la viande. La filière lait compte 90 000 chefs (soit 19,9 % de l’ensemble des chefs) et l’élevage pour la viande en rassemble environ 76 200 (16,8 %). Près de 58 300 chefs associent polyculture et élevage (soit 12,9 % de l’ensemble).
 

Élevage laitier : Le revenu en hausse de 1,2 %

Toutes productions confondues, les revenus professionnels de 2016 progressent de 1 %. Hormis le secteur céréalier (- 20,8 %), tous les secteurs profitent de cette embellie.
Dans l’élevage en hors-sol, les revenus professionnels de 2016 augmentent de 41,9 %. Dans l’élevage laitier, la progression atteint 1,2 %. Ces secteurs se redressent après des évolutions de revenus très négatives en 2015 (- 11,7 % pour la filière hors-sol et - 30,7 % pour la filière laitière).
Dans l’élevage à finalité viande, les revenus professionnels sont à nouveau en hausse. Leur progression s’élève à 24,8 %.

Quant à l’assiette brute de cotisations, elle augmente elle aussi modérément de 0,5 % entre 2016 et 2017. Base de calcul des cotisations sociales de chaque exploitant et établie à partir des revenus professionnels de l’année 2016 ou de la moyenne des revenus professionnels de 2014, 2015 et 2016, elle est tirée à la hausse par les assiettes enregistrées dans l’élevage en hors-sol (+ 16,6 %), l’élevage pour la viande (+ 11 %), les cultures spécialisées (+ 10,2 %) et la filière équine (+ 8,8 %). Les grandes cultures et la polyculture associée à l’élevage font contrepoids : leurs assiettes évoluent très négativement (respectivement - 16 % et - 4,3 %).
 

Polyculture-élevage : un producteur sur quatre en déficit

Parmi les chefs d’exploitation ou d’entreprise agricole imposés au réel et dont les revenus professionnels 2016 sont connus, 19,2 % ont des revenus 2016 déficitaires et 20,1 % ont un revenu positif qui n’excède pas 4 315 euros par an. Un peu plus de 30 % des déficits sont rencontrés dans les grandes cultures, 18,4 % en polyculture associée à de l’élevage et 16,3 % dans l’élevage laitier.
Dans le secteur céréalier, 31,2 % des producteurs sont en déficit. Ils sont un sur quatre en polyculture-élevage et un sur six dans le secteur laitier.

Les disparités ne sont pas uniquement intersectorielles, mais également intrasectorielles.
 
Lire aussi :
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