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Prairies

Le semis à la volée, une piste à privilégier pour les prairies ?

Publié le 26/06/2020 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Le semis à la volée, une piste privilégiée pour le semis des prairies. CP : A.Cotens/Pixel6TM

En préambule du deuxième webinaire proposé par le Salon de l’herbe et des fourrages, Patrice Pierre, responsable de projet à l’Institut de l’élevage au service fourrages et pastoralisme, a rappelé les cinq grands facteurs qui peuvent impacter l’implantation des prairies. Il a attiré l’attention sur le précédent cultural, sur la préparation du lit de semences, sur la germination et sur la levée, sur l’installation de la prairie et sur le développement du couvert. 
 
Le responsable de projet a ensuite évoqué l’expérimentation Implantec (2016-2019), financée par FranceAgriMer en partenariat avec les fermes expérimentales de Thorigné-d’Anjou (49) et de Mauron (56). Un projet qui avait pour ambition de travailler sur les conditions d’implantation de la prairie en s'intéressant aux leviers de dynamique des levées, des doses de semis et des modes de semis.

Semis en ligne VS semis à la volée

Concernant le mode de semis, la question était de savoir si une répartition aléatoire des graines permettait une meilleure implantation de la prairie en comparant le semis en ligne à celui à la volée. Pour y répondre, des essais avec une association ray-grass anglais-trèfle blanc semée à 23 kg/ha à plus ou moins 30 % ont été réalisés au sein de la ferme expérimentale de Mauron, située dans le Morbihan, sur la campagne 2017-2018. 

Une répartition aléatoire des grains

« Dans la plupart des cas, les prairies sont installées avec des semoirs à céréales et nous avons voulu comparer cela avec un semis beaucoup plus aléatoire des graines, explique Patrice Pierre. Pour ce faire, nous avons utilisé un semoir à bottes. »

Pour la première modalité, les bottes ont filé sur le sol. De ce fait, les graines étaient légèrement enterrées. Pour la seconde modalité, celle du semis à la volée, les bottes étaient relevées pour amener une répartition aléatoire des graines lors de l’installation.

Quid des résultats ? 

« Tout d’abord, concernant le taux de levée, nous avons remarqué que lors d’un semis à la volée, celui-ci était renforcé, ici de 7 %, par rapport à un semis en ligne. », indique le responsable de projet.

Autre indicateur étudié, le taux de salissement. Sous l’effet d’un semis à la volée, ce taux est minoré de 8 % dans le cadre de ces essais. À noter que dans la configuration des sols de la ferme expérimentale de Mauron, une problématique mouron des oiseaux – dicotylédones – est présente. 

Un rendement en hausse dans les petites parcelles

Concernant le rendement sur des petites parcelles, une augmentation est visible lors du semis à la volée : + 0,41 TMS/ha en cycle 1, +0,50 TMS/ha en cycle 2 et +0,22 TMS/ha en cycle 3.

« Cet effet est probablement lié au peuplement qui, à un moment donné, est un peu plus important avec un accès à la réserve nutritive se faisant de manière aléatoire et non dans des lignes où la concurrence entre les plantules vis-à-vis de la réserve. Cela peut amener à un renforcement des pertes », précise Patrice Pierre.

Ainsi, lors des semis de prairies, la répartition aléatoire est privilégiée.
« Il faut sortir du semis en ligne qui est une porte d’entrée pour le salissement, rappelle Patrice Pierre. Le semis à la volée contribue également à mettre en germination un peuplement plus important qui va optimiser la qualité de l’installation. » 

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