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Dispositif gouvernemental

L'élevage lait 1er bénéficiaire de l’aide au répit

Publié le 12/03/2018 par Danielle Bodiou dans
Les bénéficiaires de l’aide au répit sont surtout des hommes, dans la tranche d’âge 41-60 ans. Les branches professionnelles les plus représentées sont l’élevage lait et l’élevage viande.

Fin 2016, le gouvernement allouait à la Mutualité sociale agricole (MSA) une enveloppe exceptionnelle de 4 millions d’euros pour mettre en place l’aide au répit pour les exploitants agricoles en situation de burn-out ou d’épuisement professionnel.
À la fin 2017, l’organisme de protection sociale a engagé 4, 47 millions d’euros en faveur de près de 3 500 agriculteurs.

Dans le cadre de cette aide au répit, 50,78 % des exploitants agricoles ont bénéficié de 10 jours de remplacement et 20,16 % d’entre eux de huit jours. Pour pallier les absences des bénéficiaires, les services de remplacement sont intervenus dans 90 % des exploitations concernées, représentant un total de 27 980 jours de remplacement. La somme moyenne, versée par les MSA, pour ces remplacements est de 159 € par jour.
 

Une population agricole surtout masculine

Selon la MSA, trois facteurs majeurs expliquent le recours des agriculteurs à l’aide au répit : les difficultés personnelles (19,5%), des problèmes mixtes d’organisation du travail, financiers et personnels (18,82 %), ou le stress engendré par les conséquences des crises climatiques et des attaques de bétail.
 
Les bénéficiaires de l’aide au répit sont majoritairement des hommes (69,5 % des bénéficiaires), dans la tranche d’âge 41-60 ans (+ de 74 %). Les branches professionnelles les plus représentées sont l’élevage lait (39,9 %), l’élevage viande (26,99 %) et la polyculture (12 %).
 
31,9 % ont bénéficié d’un départ en vacances ou d’une période de détente ou de loisirs avec leurs proches, et plus de 28,12 % des cas traités concernent le repos à domicile, leur accès aux soins ou ceux de leurs enfants (visites à l’hôpital en cas de maladie grave). Les exploitants ont également pu bénéficier d’actions collectives dédiées: vacances en groupe (49 %), ateliers spécifiques MSA (Avenir en soi, Coup de pouce connexion…), groupes de parole, séances de sophrologie…

Dans ce cadre, 56,67 % des exploitants agricoles ont contacté directement les services d’action sociale MSA. 12,55 % des remplacements effectués découlent d’un signalement de partenaires de la MSA, et 10,67 % des aides consenties résultent des alertes émanant des services de remplacement.
Selon l’organisme, avec des répercussions bénéfiques sur leur moral et leur santé, 91,7 % des exploitants agricoles bénéficiaires se disent satisfaits du dispositif.
 

La MSA pour une reconduite du dispositif

Ce bilan, jugé très positif par la MSA, incite l’organisme à poursuivre cette action et à rechercher un financement 2018 par un redéploiement de son budget d’action sanitaire et sociale (ASS).
Pascal Cormery, président de la MSA, déclare :

"Le dispositif gouvernemental de l’aide au répit a permis à près de 3 500 adhérents en difficulté de solliciter directement les services de nos 35 caisses. Dans un contexte économique agricole toujours tendu, la MSA est solidaire de ses adhérents et souhaite poursuivre ce programme qui a démontré toute son utilité sociale. Aussi, nous recherchons actuellement des solutions pour assurer la reconduite de ce dispositif. "

 
 
Lire aussi :
-Les demandes d’aides affluent à la MSA

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