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Conjoncture viande française

Les cours des jeunes bovins sont toujours à la peine

Publié le 13/07/2020 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Les cours des jeunes bovins sont toujours à la peine. CP : Friedberg/Adobe Stock

L’Institut de l’élevage a analysé les derniers résultats du panel IRI sur la consommation alimentaire en France : « Le déconfinement n’a pas mis fin à la hausse des achats en GMS : en phase une du déconfinement, les achats restaient en hausse de plus de 10 %, reconnaît Caroline Monniot, chef de projet conjoncture bovins viande. En revanche, depuis le début de la phase 3 du déconfinement, soit le 22 juin, nous observons que la consommation se stabilise. »
 

Les prix des vaches s’améliorent 

Malgré cela, le prix des vaches remonte. C’est la vache R qui s’en sort le mieux en dépassant la semaine dernière les 4 €/kgéc. La vache O, quant à elle, se relève bien mais reste en dessous des niveaux de 2019. 
 

Type de vache Semaine 17 Semaine 23 Semaine 27 Comparaison
avec la semaine 27 de 2019
O 2,91 €/kgéc 3,12 €/kgéc 3,13 €/kgéc - 4 %
R 3,72 €/kgéc 3,92 €/kgéc 4,01 €/kgéc + 4%
U 4,39 €/kgéc 4,48 €/kgéc 4,52 €/kgéc +3 %

 
 
Concernant les abattages, sur les cinq dernières semaines, les chiffres sont bons avec des hausses de 2 % de têtes par rapport à 2019 en vaches de type viande et de 8 % de têtes en vaches laitières. 
 

Les JB sont plus à la peine

À l’inverse des vaches, les cours jeunes bovins (JB) ont du mal à repartir. En effet, les JB de type U et R restent 2 % en dessous des cotations de l’année passée. Le JB O, quant à lui, reprend 1 % pour s’établir la semaine passée à 3,24 €/kgéc.
En fin de semaine dernière, les surstocks en ferme sont évalués à environ 15 700 têtes pour les JB viande, soit un retard moyen de 1,3 semaine d’abattage. Malgré ces chiffres, les effectifs d’abattage sont en hausse de 2 % en type viande et de 1 % en type lait. En revanche, la situation entraîne une hausse du poids moyen de 10 kg pour les types viande (438 kg) et de 7 kg pour les types lait (381 kg).
 

Une hausse saisonnière nuancée

Sur le marché des broutards, la hausse saisonnière attendue pour les mâles charolais et limousins notamment n’a pas été aussi prononcée qu’à l’accoutumée. 
 

Type de bovin Semaine 23 Semaine 27 Comparaison
avec la semaine 27 de 2019
Mâle charolais U de 450 kg 2,60 €/kgéc 2,74 €/kgéc -9 %
Mâle croisé U de 300 kg 2,78 €/kgéc 2,79 €/kgéc -2 %
Mâle limousin E de 300 kg 3,03 €/kgéc 3,03 €/kgéc -4 %
Femelle charolaise U de 270 kg 2,53 €/kgéc 2,56 €/kgéc -4 %
Femelle limousine E de 270 kg 2,75 €/kgéc 2,75 €/kgéc -1%

 
Au mois de juin, les envois de bovins vers l’Italie et vers l’Espagne ont progressé de respectivement 11 et 8 %.

« Nous possédons les données Traces pour le mois de juin, et il faut savoir que ces chiffres ne détaillent pas les âges des bovins », explique Caroline Monniot. En Italie, les chiffres sont gonflés par l’envoi des broutards, alors qu’en Espagne, la majorité des bovins envoyés sont des veaux nourrissons. 

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