La référence technique au service des éleveurs

Communication

"Les éleveurs doivent montrer ce qu’ils font"

Les intervenants se sont succédé autour de plusieurs tables rondes.

"L’élevage français n’a jamais été autant décrié alors que les acteurs n’ont jamais autant amélioré leurs pratiques." C’est sur ce constat que Jean-Luc Chauvel, président de Races de France, a ouvert la journée élevage et société qui s’est tenue à Paris le 14 février.
Propos rejoints par Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, pour qui la communication entre les éleveurs et la société est une priorité. "Les éleveurs et les organisations sont pleinement impliqués pour travailler sur ce sujet qui n’est plus considéré comme un sujet annexe. C’est un sujet important pour l’avenir de l’élevage et le bien-être de nos éleveurs.
Nous sommes passés d’une période où nous étions dans la cogestion avec les pouvoirs publics sur les politiques agricoles et les politiques publiques à aujourd’hui une co-construction avec la société et avec les pouvoirs publics." Le ton de la journée est donné : élevage et société, vers un nouveau pacte ?

2 heures par jour sur Twitter

Christiane Lambert a rappelé qu’aujourd’hui "un certain nombre d’agriculteurs prennent la caméra, prennent la parole et parlent de façon décomplexée de la façon dont ils élèvent leurs animaux".
Étienne Fourmont, éleveur laitier et "youtubeurre" aux 1 000 abonnés sur Youtube et 3 000 sur Twitter, a compris l’importance de communiquer : "Je fais des vidéos où j’explique tout mais sans rentrer dans les détails techniques pour qu’elles soient accessibles au grand public. Chaque jour, je passe environ 2 heures sur Twitter."
De son côté, Ghislain de Viron, éleveur laitier, annonce que "la communication est prise à bras le corps. Pour exemple dans le plan de filière laitière, son coût est estimé à 1,3 milliard d’euros". Et la légitimité dans tout ça ? Tous sont d’accord pour dire qu’il est légitime de parler de ce que l’on fait.

Éthique animale et changement de la société

Pour Ghislain Zuccolo, directeur de Welfarm, le message est clair : "les éleveurs doivent montrer ce qu’ils font". Caroline Faillet, experte en influence numérique, indique : "Désormais, nous sommes dans un monde de post-vérité où l’opinion fait loi. La société est mieux informée grâce aux différents réseaux qu'elle possède".
Pour répondre à la question "sur quoi le monde de l’élevage doit-t-il travailler ?", les réponses sont multiples : pour Bernard Baertshi, professeur philosophe membre de l’Inserm, le point important est le bien-être animal. Pour Véronique Prado, anthropologue au Cniel, il est important de travailler sur les questions juridiques et de naturalité. Et pour terminer, Caroline Faillet pense qu’ "aujourd’hui, il faut marginaliser L214 dans son discours. Il faut aller les déloger et occuper le terrain, sans répondre à leurs attaques mais répondre aux questions des consommateurs".

Un dossier sur le thème de la communication sera à retrouver dans Cultivar Élevage d'avril. 

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