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Semis du maïs

Lutte contre le taupin : les solutions après Sonido®

Publié le 11/01/2019 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Avec le retrait du Sanido®, les agriculteurs vont devoir s’adapter pour lutter contre le taupin lors des semis de maïs.

Ravageurs principaux du maïs à l’implantation, les taupins entraînent une forte nuisibilité sur la culture. Pour les semis 2019, 
cette problématique sera exacerbée avec le retrait du Sonido®, insecticide de la famille des Néonicotinoïdes utilisé en traitement de semences. Plusieurs solutions insecticides en microgranulés présentent une efficacité assez proche de ce produit. En France, selon Arvalis, environ 22 % des 5 % de la surface de maïs grain serait détruit par le surfaces cultivées en maïs sont exposées à un taupin. 

Aucune solution curative
Pour lutter contre ce ravageur du sol, il n’existe pas de solution curative : aucun produit ne permet de réduire les attaques de taupin après le semis du maïs. La lutte est donc préventive et doit se mettre en place dès l’implantation de la culture avec une protection adaptée. La gestion du ravageur va toutefois se compliquer en 2019. Le produit de protection des semences Sonido®, qui contient du thiaclopride, substance appartenant à la famille des néonicotinoïdes, ne pourra plus être utilisé. Cette année, pour lutter contre les taupins, les agriculteurs devront passer par des produits insecticides formulés en microgranulés appliqués au semis, à base de pyréthrinoïdes comme : Force 1,5G, Belem 0,8MG, Fury Geo, Karaté 0,4GR, Trika Expert+. Les producteurs auront également à leur disposition un traitement de semences : Force 20CS.

Miser sur les leviers agronomiques 

En complément de la protection insecticide, les pratiques agronomiques peuvent avoir une grande influence sur la maîtrise du ravageur. 

« Travailler sur l’ensemble de la rotation est le premier levier à actionner : en cas de parcelle infestée, il convient de protéger toutes les cultures de la rotation, l’objectif étant de réduire les populations de taupins, recommande Philippe Larroudé, ingénieur de recherche sur le taupin. Les précédents prairies sont à éviter. Et si possible, il faut travailler le sol sur les dix premiers centimètres de façon répétée en période estivale, derrière une céréale à paille par exemple, afin de détruire les œufs et les larves issus de la ponte de l’année. » 

Des solutions alternatives en test

Plusieurs stratégies alternatives aux produits phytosanitaires ont été testées ces dernières années par Arvalis. Parmi les produits de biocontrôle évalués, certains ont démontré un intérêt technique et présentent des efficacités jugées intéressantes : les champignons entomopathogènes, les produits insectifuges à base de glucosinolates ou encore les plantes-appâts. Cette technique en particulier consiste à semer une plante compagne du maïs pour qu’elle attire les larves de taupins et permette ainsi au maïs d’esquiver une partie des attaques. 

Retrouvez l'intégralité de l'article dans le numéro de Cultivar Élevage de janvier. 

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