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Gestion de l'herbe

Pâturage tournant dynamique : la méthode brésilienne

Publié le 07/02/2020 par Marie Dominique GUIHARD dans
Paulo C. de F. Carvalho, chercheur de l‘université de Rio Grande au Brésil, a exposé ses recherches sur la production fourragère et sur le pâturage tournant dynamique. CP : DR.

Le pâturage tournant dynamique ne concerne pas que l’Europe. Au Brésil, des travaux scientifiques et des applications sur le terrain se sont basées au départ sur les travaux d’André Voisin, fondateur breton de ce concept élaboré dans les années 1950.
 
Lors du séminaire Herby® organisé à Parthenay sur six ans de travaux de pâturage tournant dynamique, Paulo C. de F. Carvalho, chercheur de l‘université de Rio Grande au Brésil, a exposé ses recherches sur la production fourragère et sur le pâturage tournant dynamique.

L’animal est au centre de nos recherches, explique-t-il.

D’après lui, la principale limitation à la production d’un ruminant au pâturage, en dehors de la qualité du fourrage, de la génétique, de la consommation, c’est le temps.

L’ingestion pour des ruminants demande de la patience. Nos travaux, explique-t-il, montrent qu’ils ingèrent le maximum d’herbe en fin d’après midi et en fin de matinée. Les heures de la traite ne sont donc parfois pas compatibles avec les heures du manger. 

D’autres essais ont également montré qu’en pâturage tournant, la vitesse d’ingestion des ruminants diminue lorsque 40 % de la hauteur d’herbe sont consommés. Des observations fines sur la façon dont les vaches ingéraient un ray gras d’Italie indiquent qu’elles préfèrent d’abord ingérer la partie haute de l’herbe.

Des rotations très courtes

 Quand les animaux sont obligés de manger les parties basses de l’herbe, ils stressent, précise le chercheur.

Fort de ces résultats, le chercheur a mis au point un concept, le rotatinu, basée sur l’ingestion de l’herbe la plus appétente (la partie haute de l’herbe). Les rotations sont donc très courtes. Il en résulte une meilleure croissance de l’herbe, une production élevée de fourrages, donc moins de concentrés achetés, moins de parasites pour les animaux, une production de lait plus élevée et de meilleure qualité. Avec cette méthode, l’éleveur est obligé de surveiller davantage la montaison et de réaliser des broyages si besoin.

Pour Alice Poilane, chargée de mission pâturage tournant dynamique à la Caveb, ce principe de retirer les animaux avant qu’ils ne consomment les 40 % de la hauteur d’herbe peut très bien fonctionner sous nos climats.   

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