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Pour réduire les coûts fourragers : le report de stocks sur pied

Publié le 16/07/2019 par Marie Dominique GUIHARD dans
Selon le Gnis, rigueur et méthodes sont nécessaires pour éviter d'avoir des parcelles de mauvaises qualité. ©Gnis

Afin de limiter les coûts de production, le Gnis revient sur la pratique du report de stock sur pied.

Le fourrage pâturé reste la méthode la plus économique pour nourrir ses animaux, spécifie Bruno Osson du Gnis. La récolte et le stockage des fourrages peuvent tripler le prix de revient de la tonne de matière sèche. Le report de stock sur pied peut donc s’envisager comme une solution pour minimiser les coûts. Néanmoins, cette pratique exige des règles minima et ne doit pas être un simple abandon de végétation et la mise à l’herbe des animaux dans une végétation haute.  

Il convient d’abord d’estimer la consommation journalière des animaux et le stock d’herbe, de les mettre en adéquation et d’observer ensuite la pousse. Certaines parcelles seront destinées au report de stock. Cela consiste d’abord à déprimer puis étêter la végétation afin de gagner en densité et de contenir la présence d’épis. Pour cela, le pâturage doit être précoce, puis suivi d’un second à la mi-mai. Lorsque l’herbe vient à manquer dans les parcelles, les animaux pâturent celles qui ont été désignées pour le report de stock. Le principe du fil avant est conseillé mais aussi arrière quand c’est possible. Pour constituer des stocks sur pieds de qualité, trois critères sont prioritaires dans le choix des espèces : la résistance aux maladies, la prédisposition à la remontaison et la résistance à la sécheresse. La présence de légumineuses est quasi indispensable pour maintenir l’appétence et bénéficier de la fixation d’azote. Pour les prairies temporaires, les espèces estivales adaptées sont : le dactyle, la fétuque élevée, le trèfle blanc, le lotier, la minette, la luzerne et le trèfle violet que l’on peut envisager au pâturage en mélange. Pour les prairies de courte ou moyenne durée (3 ans), le ray-grass hybride mérite d’être signalé car il a un système racinaire puissant. Il résiste à la chaleur et à la sécheresse. De plus, l’offre variétale est abondante.

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