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Prix du lait payé au producteur : « Une évolution atypique » en 2019

Pour FranceAgriMer, la mise en œuvre de la loi EGalim pourrait expliquer notamment l’absence de baisse saisonnière du prix du lait au printemps. CP : C.Helsly/Cniel.

Dans un panorama de facteurs plutôt négatifs pour la production laitière en 2019, le prix du lait payé au producteur a connu une évolution haussière tout au long de l’année, indique FranceAgriMer dans son bilan 2019 des marchés des produits laitiers, carnés et avicoles publié en février.

Le prix réel du lait conventionnel stable de mars à juillet

C’est au moment du pic de collecte et de la baisse saisonnière du prix du lait, des mois de mars à juillet, que les écarts ont été les plus marqués, cette baisse traditionnelle n’ayant pas été observée en 2019. Le prix réel du lait conventionnel est resté quasiment stable tout au long de cette période d’un mois à l’autre et en hausse de 19 à 30 €/1000 litres selon les mois, par rapport à 2018. Il a atteint 372,7 €/1000 litres au mois d’octobre, le plus haut niveau observé depuis la création de cet indicateur.
 
En moyenne sur onze mois, le prix réel du lait conventionnel s’est établi à 357,9 €/1 000 litres, en augmentation de 15,4 € par rapport à la moyenne de 11 mois 2018. L’écart a été de + 11,7 €/1 000 litres pour le prix standard du lait conventionnel, avec une moyenne sur 11 mois de 334,5 €/1 000 litres.
 

Faiblesse de l’offre et loi EGalim

Selon FranceAgriMer, la faiblesse de l’offre, dans un contexte de demande dynamique, a probablement permis de tirer le prix du lait à la hausse. L’impact de la remontée du cours de la poudre de lait écrémé a compensé le recul du prix du beurre par rapport aux niveaux historiques de 2017 et de 2018, prix néanmoins resté relativement haut par rapport aux années antérieures.
 

Autre facteur: la loi EGalim, qui préconisait d’« indexer » le prix du lait sur les coûts de production des éleveurs plutôt que sur la valorisation du lait. « Après un an de mise en œuvre, même si l’effet est moins prononcé que ce qui était attendu, force est de constater qu’il y en a probablement eu un, qui expliquerait notamment l’absence de baisse saisonnière du prix du lait au printemps », indique FranceAgriMer.
 

Une amélioration de la marge des producteurs

Les coûts de production, représentés par l’indice Ipampa (indice des prix d’achat des moyens de production agricoles) de l’Idele, se sont repliés au cours de l’année 2019, tout en restant à un niveau supérieur en moyenne de 1,4 % à celui de 2018 (évolution sur onze mois). Deux postes de charges en particulier ont progressé par rapport à l’année précédente : les engrais et les amendements (+ 5,1 %), et les aliments achetés (+ 0,8 %), même si les coûts de ces deux postes ont reculé au cours des onze mois de 2019.
Conséquence de ces évolutions du prix du lait et des coûts de production, l’indice MILC, marge Ipampa lait de vache sur coût total indicé de l’Idele, montre une amélioration de la marge des producteurs laitiers au fil des mois. Elle est d’ailleurs repassée au-dessus de la moyenne des dix dernières années à partir du mois de juillet.

 
Lire aussi :
-« La défense de la juste rémunération au producteur est notre premier combat »

 

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