La référence technique au service des éleveurs

Ostéopathie bovine

Soigner le corps par le corps

Yohan Guérin, ostéopathe animalier estime que les éleveurs sont de plus en plus ouverts à cette pratique.

Face à une vache qui ne se lève plus, les éleveurs peuvent se sentir démunis. Dans ce cas, certains se tournent vers l’ostéopathie, une pratique de plus en plus utilisée sur les bovins. Pour accompagner les éleveurs, des formations sont dispensées par des ostéopathes qualifiés via les chambres d’agriculture et les Groupe de défense sanitaire (​GDS).

« La définition de l’ostéopathie est simple : il s’agit de soigner le corps par le corps », explique Yohan Guérin, ostéopathe animalier. La manipulation de la structure de l’animal se trouve au cœur de la discipline. Elle agit alors sur toutes les unités, qu’elles soient osseuses, musculaires, viscérales, tissulaires ou liquidiennes. Le but de la manœuvre, manipuler le problème principal afin d’éliminer les blocages secondaires. 

Yohan Guérin retrouve souvent les mêmes incidents en élevage. Le plus souvent, il s’agit de sciatique, plus ou moins importante, qui empêchent ensuite les vaches de se relever, des problèmes de boiteries non inflammatoires mais aussi des problèmes de bassin. 

« Avant toute chose, le plus important est de savoir s’il y a présence ou non de fracture. S’il n’y en a pas, il est possible de manipuler l’animal afin de rétablir les grandes lignes de force des organes touchés, pour retrouver leur fonctionnement normal. S’il y en a une, il faut alors faire appel au vétérinaire dans un premier temps », souligne l’ostéopathe.

Il définit la pratique comme une méthode complémentaire aux « traitements classiques » : 

« Un défaut ou une mauvaise position des pattes entraînent une mauvaise pousse du sabot. Dans ce cas, l’éleveur peut faire appel à l’ostéopathe pour réaligner, la structure mais s’il y a une inflammation, il y aura besoin d’un vétérinaire et par la suite d’un pareur pour tout faire rentrer dans l’ordre », détaille Yohan Guérin. 

Depuis quelques années, cet osthéopathe trouve que la pratique s’est en quelque sorte démocratisée et que les éleveurs sont de plus en plus ouvert à l’ostéopathie. Afin d’accompagner cette nouvelle tendance, les chambres d’agriculture ainsi que le GDS organisent de plus en plus de stages à destination des agriculteurs qui souhaitent en savoir plus. 
Par conséquent, depuis trois ans, Yohan Guérin intervient dans des formations organisées par les différentes chambres d’agriculture et les GDS. Les groupes comptent en général dix éleveurs qui suivent des formations divisées en deux temps. 

Retrouver l'intégralité de l'article ainsi que le témoignage d'un éleveur dans le numéro de février de Cultivar Élevage.
 

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