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Les tendances 2016 du Contrôle Laitier

Une embellie de la situation cellulaire

Le nombre global d’élevages adhérents au Contrôle Laitier a de nouveau reculé en 2016, tout comme le nombre de lactations qualifiées. Photo : L Gueneau/Cniel

Édités chaque année par l’Institut de l’élevage, en collaboration avec France Conseil Élevage et le CNBL, les résultats du Contrôle Laitier 2016 sont désormais disponibles.
 
Le nombre global d’élevages adhérents au Contrôle Laitier a continué de régresser en 2016 : il est de 39302, en baisse de 5,3% par rapport à 2015. En 2004, on dénombrait encore près de 66000adhérents au Contrôle Laitier.
Le nombre d'exploitations ayant fourni des résultats de lactations brutes (43 040) continue également de diminuer, de 4,5% par rapport à l’année précédente. Quant au nombre de lactations qualifiées prises en compte dans les résultats nationaux (2 488 150), il recule de 2,9% .
 
L’année 2016 se caractérise par une nouvelle érosion des effectifs présents dans les élevages au Contrôle Laitier : au 31 décembre, le nombre de vaches laitières était de 2 533 38, en repli de 3,3% par rapport à 2015.
La concentration des élevages se poursuit : 40,2% des élevages comptent plus de 60 lactations qualifiées en 2016 (contre 36,2% en 2014 et 38,8% en 2015) et ces élevages représentent désormais 60,6% du total des lactations qualifiées (contre 55,8% en 2014 et 58,7% en 2015).
À elles seules, les trois principales races nationales (prim’holstein, montbéliarde et normande) représentent 92% du total des lactations qualifiées (soit -0,3% par rapport à 2015).
 

+2kg de lait en un an

La production laitière brute augmente très légèrement en 2016. Elle gagne 2kg par rapport à l’année précédente pour atteindre en moyenne 8 520 kg par vache avec, en parallèle, une durée de lactation moyenne de 332 jours. Ce chiffre est en forte baisse par rapport à 2015  (-5 jours, -8 jours depuis deux ans), principalement en race prim’hostein.
Sur la même période, le taux butyreux progresse en moyenne de 0,3 g pour atteindre 39,5 g/kg et le taux protéique est stable à 32,2 g/kg.
 
 

46,4% du total des lactations à moins de 300 000 cellules

 
Fait marquant de l’année : la situation cellulaire s’améliore de façon très significative. Depuis 2004, la part représentée par les lactations avec l’ensemble des contrôles inférieurs à 300 000 cellules n’a jamais été aussi élevée : elle représente 46,4% du total des lactations. L’amélioration est très sensible depuis deux ans (+4%). Parallèlement, la proportion de lactations qui présentent au moins deux contrôles avec une numération cellulaire supérieure à 800 000 cellules continue de baisser (14,1% en 2016, soit -2% depuis deux ans). Là encore, il faut remonter à 2006 pour trouver un résultat aussi favorable. Cette embellie est significative pour les trois races nationales.
 
Retrouvez l'ensemble des résultats 2016 du Contrôle Laitier, par race et par département, sur le site de l’Institut de l’élevage
 
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