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Maladie

Une nouvelle stratégie pour lutter contre la besnoitiose ?

Publié le 17/06/2020 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Sur le terrain, les premiers résultats de cette nouvelle méthode de lutte contre la besnoitiose sont encourageants. CP : DR

Maladie promise à l’extinction dans les années 1990, la besnoitiose s’est progressivement étendue sur une grande partie du territoire français, au gré des achats d’animaux. 
Dans le contrôle de la besnoitiose, la détection puis l’élimination de bovins considérés comme fortement contaminateurs est rendue possible par une analyse PCR temps réel sur une biopsie cutanée effectuée à la base de la queue. Sur le terrain, les premiers résultats de cette nouvelle méthode de lutte sont encourageants.

La besnoitiose : qu'est-ce que c'est ?

Attardons-nous tout d’abord sur la besnoitiose. Cette maladie parasitaire vectorielle est due à un parasite microsopique du groupe des coccidies (Besnoitia besnoiti) transmis de bovin à bovin par des piqûres d’insectes (taons, stomoxes). La transmission est aussi possible par les aiguilles à usage multiples. Après inoculation par la piqûre d’insecte, le parasite se multiplie et peut envahir l’ensemble des organes, et ainsi former des milliers de petits kystes parasitaires, pouvant persister toute la vie du bovin. Seule une partie des animaux contaminés exprime des signes cliniques. La maladie se manifeste alors une semaine après la contamination. 

Quels sont les signes cliniques ?

Chez une petite proportion des sujets atteints, des signes cliniques apparaissent avec, dans une première phase, de la fièvre et des écoulements nasaux et oculaires, puis, dans une seconde phase appelée « phase chronique », un épaississement de la peau de l’animal (peau d’éléphant) en raison des kystes du parasite qui s’accumulent dans le derme. Cette phase chronique peut amener à la cachexie et à la mort de l’animal.
Les taureaux infectés développent souvent une infertilité, qui, dans le meilleur des cas, est temporaire mais qui, hélas, s'avère souvent définitive.
 

Deux axes de lutte

Actuellement, le contrôle de cette maladie reste difficile car il n’existe pas de traitement satisfaisant et aucun vaccin n’est enregistré en Europe. De plus, la lutte contre les insectes vecteurs se heurte de plus en plus à la résistance de ceux-ci aux molécules insecticides.
La lutte contre la besnoitiose s’organise autour de deux axes. Dans un premier temps, la protection des troupeaux sains par des examens sérologiques systématiques à l’achat de nouveaux animaux. Et dans un second temps, par l’assainissement des troupeaux infectés à travers le dépistage et la réforme des animaux contaminés, séropositifs.
 

Une analyse PCR en temps réel

Une nouvelle stratégie d’assainissement est en cours d’évaluation pour faciliter la lutte contre la maladie. L’UMT pilotage de la santé des ruminants, en collaboration avec la FRGDS Occitanie, évalue actuellement une nouvelle stratégie basée sur le dépistage et sur la réforme sélective et prioritaire d’animaux considérés comme « super-spreaders »​ (fortement contaminateurs).
Parmi ceux-ci figurent au premier rang les animaux ayant fait une forme clinique, mais un certain nombre de bovins infectés asymptomatiques participent également à la transmission du parasite car leur derme est infiltré par des kystes. Une analyse PCR temps réel réalisée sur une biopsie de peau prélevée à la base de la queue permet de dépister une grande majorité de ces sujets porteurs de kystes.

Pour en savoir plus, rendez-vous ici ! 

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