La référence technique au service des éleveurs

DélegGénisse

Wanted : éleveurs de génisses

Les candidats à l’élevage de génisses sont plutôt des gens qui arrêtent le lait et qui cherchent un autre usage à leurs bâtiments. Photo: Magalie Ballan/Pixel image.

Clasel et Eilyps, entreprises de conseil en élevage de Sarthe – Mayenne et d’Ille-et-Vilaine, se sont associées pour mettre en place sur ces trois départements un service de délégation de l’élevage des génisses. Avec les évolutions en cours dans la filière lait, certains éleveurs souhaitent libérer des bâtiments et des surfaces pour augmenter leur production, tandis que d’autres préfèrent arrêter le lait tout en trouvant un autre usage à leurs bâtiments.

L’objectif de Clasel et Eilyps est d’encadrer l’activité de délégation des génisses sur les plans technique, sanitaire, et financier. Les éleveurs qui adhèrent au service s’engagent à réaliser des tests sur leur troupeau pour dépister BVD, paratuberculose et néosporose. Les éleveurs de génisses doivent en outre respecter un cahier des charges prévoyant notamment : un contrôle de croissance régulier, au moins une sortie des animaux au pâturage, la vaccination BVD.

Nicolas Lair, responsable du pôle génisses de Clasel et du GESS (Groupement des éleveurs spécialisés de la Sarthe), observe :

L’aspect sanitaire est la plus grosse crainte des éleveurs : il faut donc apporter des garanties.

Quant à l’accouplement de la génisse, c’est le naisseur qui en décide : l’intérêt pour lui est donc de travailler sur la génétique de son troupeau.

Prix indexé sur la marge brute lait

Sur l’aspect financier, le naisseur vend sa génisse à 20 jours, et la rachète 40 à 50 jours avant son terme. Une commission DélegGénisse composée de naisseurs, d’éleveurs, de référents Clasel et Eilyps, gère les relations entre adhérents et fixe le prix des génisses. Il est indexé chaque année sur la marge brute du lait, afin que l’opération soit rentable à la fois pour l’éleveur et pour le naisseur. Un secrétariat DélegGénisse organise l’allotement.

Créé en 1969 dans la Sarthe, le GESS dont l’activité avait périclité avec la mise en place des quotas, connaît depuis 3 ans une recrudescence de ses adhérents. Il compte 23 naisseurs et 8 éleveurs de génisses, et devrait produire 450 génisses en 2015. La Mayenne et l’Ille-et-Vilaine auraient de leur côté recensé environ 50 candidats à l’élevage et 180 candidats naisseurs.

Martine Verger, en charge du projet DélegGénisse chez Eilyps, précise :

Les candidats à l’élevage de génisses sont plutôt des gens qui arrêtent le lait. Mais nous avons aussi un projet d’installation sur l’élevage de 250 génisses à l’horizon fin 2015.

DélegGénisse est lancé cet hiver, sachant que des éleveurs de génisses sont encore recherchés pour répondre aux besoins des naisseurs. Les perspectives s’élèvent à 1000 génisses par département à l’horizon 2020. Ce nouveau service est appelé à s’élargir à d’autres entreprises de conseil.

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