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Conjoncture laitière française

Au premier trimestre la collecte laitière est à son plus bas niveau depuis 2013

Au premier trimestre la collecte laitière est à son plus bas niveau depuis 2013. ©Photoagriculture/Adobestock

En recul depuis le mois de janvier, la collecte de lait conventionnel sur le premier trimestre de l’année est au plus bas depuis quatre ans. A contrario, celle du lait biologique connaît une hausse au point que les laiteries appellent à modérer les livraisons. 
 
Après une baisse de la production de lait conventionnel de 3,4 % en janvier, 2,6 % en février et 1,5 % en mars, la collecte sur le premier trimestre 2021 atteint 6,26 millions de tonnes soit 2,5 % de moins que l’année passée, à un niveau aussi bas qu’en 2013. 

Baisse du cheptel

Cette baisse s’explique par deux phénomènes, tout d’abord celui de la décroissance du cheptel national des vaches laitières. En effet, une baisse de 2 % du nombre de têtes au 1er mars est enregistrée.

« À un peu moins de 3,54 millions de vaches début mars, le cheptel est même à un nouveau point bas historique, sous son niveau du mois d’août 2020 qui avait constitué le creux avant la remontée saisonnière de l’automne », explique l’Institut de l’élevage. 

Hausse des prix des matières premières

Autre explication, le contexte économique chahuté par l’envolée des coûts de production notamment des aliments.

« L’indice général Ipampa enchaîne les records depuis la fin 2020, reconnaît l’Idele. En février, il se situe à 109,5 (base 100 = 2015), soit près de 5 points de plus qu’un an auparavant et 4 de plus qu’en novembre. L’indice spécifique de l’alimentation achetée s’établit à 113,2 contre 100,1 il y a un an, talonnant désormais ses niveaux records de fin 2012. »

Le bio en pleine croissance

À l’inverse, la filière bio enregistre une croissance en hausse de 6,5 % en janvier et de 10 % en février. D’après l’Institut de l’élevage, la collecte 2021 serait en hausse de 6 à 8 % par rapport à celle de 2020. Face à cette croissance, la filière peine à valoriser l’ensemble des volumes produits. 

« Les ventes de produits laitiers biologiques ne sont plus aussi dynamiques depuis quelques mois, si bien qu’elles progressent moins vite que la production », indique l’Idele.

De nombreuses laiteries appellent les éleveurs à modérer leur livraison afin de maintenir les prix au niveau de ceux de l’année passée. Pour le moment, ils restent stables à 473 €/1 000 l au standard 38/32, d’après la dernière enquête mensuelle de FranceAgriMer.

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