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Fourrages

Bien raisonner ses conservateurs d’ensilage

Publié le 14/04/2021 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Bien raisonner ses conservateurs d’ensilage. ©N.Chemineau/Pixel6TM

Les ensilages d’herbe ont débuté, notamment à l’Ouest, et vont bientôt s’étendre à l’ensemble de l’Hexagone. C’est le moment de réfléchir à sa stratégie conservateurs. 
 
Le terme "conservateur regroupe" en réalité une multitude d’additifs répartie en deux rôles. Ceux qui ont pour objectif d’accélérer l’acidification naturelle de l’ensilage et ceux qui améliorent la stabilité aérobie au silo. Deux modes d’action qui ont des conséquences sur les aspects quantitatif et qualitatif.

Objectif : abaisser le pH

Tout d’abord, les accélérateurs d’acidification jouent un rôle essentiel dans l’abaissement du pH. Ce dernier réduit le développement des nuisibles de types butyriques et entérobactéries. Ce qui en réalité influence sur la réduction des pertes de matière organique et une réduction de la dégradation des protéines durant la conservation. 
Dans les accélérateurs d’acidification, on retrouve les acides organiques, les bactéries lactiques homofermentaires ainsi que les enzymes β-glucanase, xylanase, amylase.

Favoriser les fermentations lactiques

Sans doute avez-vous déjà entendu parler de l’acide formique et de l’acide propionique, rien de plus normal car ce sont les plus utilisés des acides organiques. En plus de faire baisser le pH, ils orientent également les fermentations favorables comme les lactiques, qui se déroulent à des pH bas, en dessous de 5. 

« Ils s’appliquent à raison de 2 à 6 litres par tonne de fourrage brut selon le type de fourrage et sa teneur en MS, explique Arvalis. Leur coût est compris entre 3 et 6 € par tonne de fourrage brut. »

La bactérie lactique, une des plus efficace

Par ailleurs, dans les accélérateurs d’acidification, on retrouve également les bactéries lactiques homofermentaires. Elles sont naturellement présentes dans les fourrages et constituent la flore épiphyte. Comme leur nombre est variable, des ajouts de conservateurs à base de bactéries lactiques sont tout de même nécessaires pour mettre en place la fermentation lactique. Identifiés comme les plus efficaces pour acidifier sans perdre de matière, leur coût se chiffre entre 2 et 4 € par tonne de fourrage brut. 

Souvent, ces bactéries lactiques sont accompagnées par les enzymes β-glucanase, xylanase, ou amylase afin qu’ils prédigerent les fibres facilement digestibles ou les sucres de réserve, comme l’amidon, dans l’idée de fournir davantage de sucres solubles aux bactéries. 

Améliorer la stabilité aérobie du silo

Les conservateurs qui acidifient le fourrage, sont les mêmes que ceux qui améliorent la stabilité aérobie au silo. Parmi les retardateurs d’échauffement on retrouve l’acide propionique et les bactéries lactiques hétérofermentaires. Ces retardateurs possèdent des effets antifongiques qui retardent le développement des levures et des moisissures lors de l’ouverture du silo. 
 

« Les bactéries lactiques transforment les sucres solubles en acides lactique, acétique, alcool, CO2 et 1,2-propanediol, indique l’Institut. Leur application est à réserver à des fourrages suffisamment riches en sucre et ou préfanés. »

 
Pour incorporer au mieux tous ces conservateurs, Arvalis recommande de les placer dans les réservoirs prévus à cet effet dans les ensileuses en portant une attention particulière au rendement ainsi qu’au débit de chantier afin d’appliquer la qualité recommandée. 
 
Pour en savoir plus, cliquez ici.

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