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Maïs fourrage

Comment bien valoriser les engrais de ferme ?

Publié le 16/03/2020 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Apprécier les composantes du fumier d’élevage pour adapter ses apports. CP : Pixel6TM.

Les épandages d’engrais de ferme ont déjà débuté sur l’ensemble de l’Hexagone. Voici un condensé des recommandations émises par Arvalis pour bien les valoriser, notamment concernant la culture du maïs fourrage. 
 

Correctement utilisés, les effluents d’élevage peuvent être très bien valorisés par le maïs. Grâce à eux, une importante économie sur le poste achat d’engrais peut être réalisée. Pour le phosphore et le potassium, ils seront à peu près aussi bien valorisés que pour des engrais minéraux. En revanche, la valorisation de l’azote dépendra des modalités d’apport qui doivent, entre autres, éviter les pertes par volatilisation. Pour les fumiers de bovins, l’azote est sous forme organique, il a donc besoin d’une transformation dans le sol pour être assimilé, sous forme de nitrates, par le maïs. 
 

« C’est pour cette raison que nous conseillons d’épandre les fumiers un mois et demi à deux mois avant le semis, voire encore avant quand il s’agit de fumiers frais et pailleux. »

 
Même en optimisant ces dates d’épandage, une partie seulement de l’azote contenu dans les fumiers sera disponible pour le maïs. Le reste sera stocké dans le sol sous forme organique, puis progressivement minéralisé. En pratique, avec des doses épandues de l’ordre de 30 t/ha, un complément de 40 à 50 unités d’azote sous forme minérale sera le plus souvent nécessaire.
 

Aucun complément d’azote minéral pour les lisiers et les fumiers de volailles

Par ailleurs, pour les lisiers et les fumiers de volailles, le cycle est moins long. En effet, la majorité de l’azote est sous forme ammoniacale et sera rapidement disponible pour le maïs. De ce fait, la date d’épandage par rapport au semis du maïs a donc moins d’importance. 
Néanmoins, le facteur volatilisation doit bien être pris en considération, car l’azote ammoniacal y est très sensible. Les pertes peuvent atteindre 50 % lorsque le sol est sec et que le temps est ensoleillé et venteux. Il faut donc incorporer les lisiers et les fumiers de volailles dans les deux à trois heures qui suivent l’épandage. S’ils sont apportés à des doses raisonnées, ces produits ne nécessitent, en général, aucun complément d’azote sous forme minérale. 
 

Une analyse pour mieux connaître la valeur de son engrais de ferme

Afin de déterminer les teneurs en éléments fertilisants et leurs propriétés amendantes, une analyse est conseillée, notamment pour les produits à fraction ammoniacale élevée comme les lisiers et les fumiers de volailles. 
Cette analyse, au coût variant entre 70 et 80 €, offre la possibilité de connaître les teneurs en éléments totaux minéraux du produit pour calculer les doses à appliquer. Elle met en avant le pourcentage de matière sèche, les matières organiques totales, l’azote total, l’azote ammoniacal (N-Nh4), le phosphore exprimé en P2O5, le potassium en K2O, le magnésium en MgO et le calcium en CaO. 
 
 

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