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Prairies

Comment exploiter au mieux les protéines présentes dans la prairie ?

Publié le 12/03/2021 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Comment exploiter au mieux les protéines présentent dans la prairie ? ©H.Grare/TerroirEst

Afin d’être le plus autonome possible en protéines, Semae rappelle quelques éléments à prendre en compte pour tirer tout le potentiel protéique des prairies. 
 
En préambule, l’interprofession explique l’importance de raisonner les notions de valeur en protéines en gramme de protéines par kilogramme de matière sèche. Ainsi, cette valeur protéique, entre deux espèces, peut varier de 40 %, à un stade physiologique identique. 
Parmi les espèces les plus riches en protéines, on retrouve, pour les graminées, le dactyle puis le ray-grass anglais. 

« Pour les légumineuses, le trèfle blanc est de très loin la plante la plus riche : 240 g de MAD, 201 de PDIN et 167 de PDIE et enfin 1,08 UFl par kilogramme de matière sèche », explique Semae. 

Les valeurs de la luzerne sont quant à elles plus équilibrées avec 166 g de MAD, 145 g de PDIN et 127 de PDIE. Avec ces valeurs, la luzerne est la plante qui possède le plus d’atouts agronomiques et environnementaux, en plus d’avoir un excellent effet sur les animaux. 

100 g de PDI/kg MS pour 25 litres de lait 

Avec toutes ces données, et pour bien sélectionner les variétés prairiales, l’éleveur doit avoir en tête les besoins de l’animal. Pour une vache laitière, pour une production de 25 litres de lait, le besoin en PDI par kilogramme de matière sèche est de 100 g, pour une production de 35 litres, il passe à 130 g. Pour répondre à ces besoins, toutes les données, notamment protéiques, sur le dactyle, le ray-grass anglais, la luzerne et la fétuque élevée sont à retrouver sur ce site : www.herbe-book.org.

Raisonner le rythme d'exploitation de la prairie

Une fois les variétés choisies, il faut raisonner son stade de récolte car c’est lui qui va permettre à la plante d’exprimer tout son potentiel. 

« La plante jeune et active est bien sûr plus riche en protéines, puis elle s’appauvrit en s’approchant de l’épiaison ou de la floraison. Toutefois, il faut aussi raisonner le rythme d’exploitation. On obtient 2 % de protéines en plus pour un pâturage à 3 semaines par rapport à un pâturage à 5 semaines », chiffre l’interprofession. 

Déprimage, étêtage

Dans le cas inverse, celui d’une gestion de stocks d’herbe sur pieds conservés pour être pâturé plus tard en saison, quatre paramètres sont à mettre en place. 
Tout d’abord, Semae conseille de pratiquer un déprimage pour gagner en densité et contenir les adventices. L’étêtage est également à privilégier afin d’obtenir des repousses essentiellement feuillues. Par ailleurs, le trèfle blanc doit avoir une forte proportion. Dans le cas d’une végétation supérieure à 20 cm Semae recommande un pâturage au fil. Si la végétation dépasse 20 cm, faire pâturer au fil avancé quotidiennement pour éviter le gaspillage par piétinement inutile. S’il s’agit d’une prairie temporaire, le critère variétal de la résistance aux maladies est important afin de préserver la qualité des stocks d’herbe sur pied.
 
Dans le cas d’une prairie avec une bonne proportion de bonnes plantes et exploitée avec un rythme rapide, les besoins en protéines de la plupart des animaux peuvent être satisfaits.

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