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Adventices

Datura : un pied est déjà un danger

Publié le 24/03/2021 par Hélène Flamant
Le datura possède une faculté de repiquage impressionnante, c’est pourquoi il est conseiller d’exporter les pieds arrachés hors de la parcelle. ©Pixel6TM

Le datura est souvent associé au maïs et à la moitié sud de la France. C’est une image faussée. Non seulement l’adventice est présente partout en France métropolitaine mais elle pousse aussi dans d’autres cultures… d’où la nécessité de veiller à son contrôle.

« Ce sont principalement les chevaux qui sont sujets aux intoxications par le datura chez les animaux, note Nathalie Priymenko, de l’école nationale vétérinaire de Toulouse, lors du colloque Datura 2021 qui s’est tenu en janvier 2021. Cependant, les cas sur les bovins ne sont pas rares. »

Les animaux ne consomment pas la plante de datura quand elle est verte. Quand vous froissez une feuille de datura entre vos mains une odeur marquée s’en dégage, odeur qui est bien souvent perçue comme désagréable par les humains. Les animaux ont sans doute ce même ressenti, il y a donc très peu de cas d’intoxication recensés par consommation de la plante verte. Au pré, le plus gros risque d’intoxication intervient une fois que le datura est arrivé à maturité et que la graine est tombée au sol. En broutant à proximité de la plante mère, les animaux ingèrent bien involontairement les graines de datura. C’est alors que peut intervenir l’intoxication.

Le seuil réglementaire du datura dans l’alimentation animale est de 1 ppm. Soit 1 mg de datura par kilogramme de matière. Au-delà, les produits commercialisés sont inaptes à la vente. Au regard de ce chiffre, il est facile d’imaginer le potentiel de toxicité du datura dans les fourrages conservés et notamment le maïs ensilage. Un ensilage n’est jamais homogène… Et la quantité de biomasse d’une plante de datura ensilée en même temps que le maïs ne se dilue pas dans la totalité du tas. Il suffit qu’un animal ingère la quantité d’ensilage où se trouve la plante de datura pour être susceptible d’en mourir. Le datura est donc dangereux pour un élevage dès lors qu’un seul pied est détecté dans une parcelle. C’est pourquoi, il faut s’inquiéter de cette problématique dès que l’adventice est identifiée dans une parcelle.

Une stratégie basée sur les levées échelonnées

Le datura reste une adventice difficile à contrôler car ses plantules sont très vigoureuses dans leurs premiers stades de développement et ce en plus d’une capacité des graines à germer sur une période assez longue. De plus, le datura a une capacité de repiquage très importante même après un arrachage manuel. C’est d’ailleurs pourquoi, il est conseillé d’évacuer les plantes arrachées en dehors de la parcelle.

Retrouvez l'article complet dans le numéro de mars de Cultivar Élevage

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