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États généraux de l’alimentation

Demain : d’où viendront nos aliments ?

Alors que se déroulent les États généraux de l'alimentation, Jean-Louis Rastoin, membre de l’Académie d’Agriculture, a synthétisé le fruit de ses réflexion. Photo : Cheick Saidou/Min.Agri.Fr

Alors que se déroulent les États généraux de l'alimentation, Jean-Louis Rastoin, membre de l’Académie d’Agriculture, a synthétisé le fruit de ses réflexions, en se posant cette question : est-ce une opportunité pour accélérer la nécessaire transition des systèmes alimentaires, en France, en Europe et dans le monde?
Cet Académicien dresse deux scénarios contrastés – tous deux envisageables – sur notre futur système alimentaire.

Fermes verticales et viande en 3D

D’un côté se trouve un scénario de continuité. Entendez par là une artificialisation croissante des modèles de productions pour s’affranchir des contraintes environnementales. Projetez-vous : demain les fermes verticales, la viande ou les boissons 3D feront partie du paysage. Il y aura également un large recours aux biotechnologies, aux nanotechnologies et aux métadonnées numériques. Les produits suivent la tendance « trans-humaniste », avec une médicalisation des aliments pour affronter les problèmes de santé.
Jean-Louis Rastoin indique:

Ce scénario est qualifié de techno-centré financiarisé, porté notamment par les grands groupes de l’agrofourniture et de l’agroalimentaire. Mais aussi par un foisonnement de start-up, et soutenus par les marchés financiers.

Les aliments de demain issus des circuits courts

D’un autre côté, c’est un scénario de rupture qui se présente, basée sur les trois composantes du développement durable.

Avec ce scénario, les technologies tendent à être mieux intégrées dans l’écosphère. Les aliments de demain seront issus d’une triple proximité entre agriculture, élevage et forêt, entre matières premières et transformation par l’artisanat et les industries agroalimentaires, entre producteurs et consommateurs par les circuits courts. Le tout dans le cadre d’une bioéconomie circulaire territorialisée limitant les pertes et les gaspillages.
Jean-Louis Rastoin explique :

Ce deuxième scénario porte le nom de biomimétique participatif. Porté par les organisations de l’économie sociale et solidaire, il consolide les initiatives pour une alimentation responsable et durable déjà en place aujourd’hui.

Vous avez désormais les deux scénarios possibles quant à l’élaboration des aliments de demain. Goûtez-les deux et faites votre choix. 

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