La référence technique au service des éleveurs

AG Amélis - Génoé - Urcéo

Evolution renforce sa R&D et prépare des brevets

Vincent Rétif, président adjoint d'Evolution en charge de la R&D, a souligné l'importance de la rentabilité de l'investissement en R&D. Photo : N. Tiers / Pixel image.

Amélis, Génoé, Urcéo : les trois entreprises de génétique animale qui constituent l'union Evolution depuis le 1er janvier 2013, ont tenu leurs assemblées générales ensemble le 28 mai à Rennes.
L'occasion pour les dirigeants de l'union, de souligner à nouveau l'enjeu stratégique que constitue l'activité recherche et développement (R&D)
; le second enjeu stratégique étant le développement à l'international.

Evolution a donc décidé de renforcer son service R&D pour deux raisons :

  • être capable d'analyser et de valoriser le "déluge" de données désormais disponibles en raison des nouveaux outils de monitoring qui enregistrent de multiples paramètres sur les animaux;
  • coordonner les acteurs, au service des éleveurs et des filières: acteurs de la recherche, mais aussi acteurs industriels susceptibles d'exprimer des besoins.

Sur un effectif total de 1171 salariés (coopératives, union, filiales), ce sont donc 24 personnes, ingénieurs ou docteurs, qui constituent le service R&D d'Evolution : 3 spécialistes du traitement des données, 4 chefs de projets, et 16 experts-métiers dans les 3 métiers de l'union que sont la génétique, la reproduction et le monitoring. L'équipe est coordonnée par Thomas de Bretagne.

4 dépôts de brevet en 2014

En outre, en génétique bovine, Evolution a signé en 2013 une convention de partenariat avec l'Inra, l'Institut de l'élevage et l'UNCEIA, les trois acteurs de l'UMT 3G (Unité mixte technologique Gestion génétique et génomique des populations bovines). Thierry Simon, directeur d'Evolution, explique :

C'est le premier partenariat de ce type. Nous avons une clause d'exclusivité sur les résultats, et jusqu'à présent l'Inra ne voulait pas procéder ainsi avec une entreprise privée.

Un premier travail issu de ce partenariat devrait aboutir début 2015: il s'agit de l'évaluation génomique de la productivité embryonnaire des femelles, dans l'objectif de choisir les futures donneuses d'embryons.

Evolution a par ailleurs développé depuis près de 2 ans l'outil de détection des vêlages SmartVel : près de 1000 éleveurs sont équipés, chez qui le taux de mortalité des veaux est passé de 7,5 à 2,5%.

Une cinquantaine de projets sont actuellement en cours dans le service R&D d'Evolution. 1,8 million d'euros y a été investi en 2013 (hors frais de personnel) et 4 dépôts de brevet sont prévus en 2014.

Fonds conséquents

Invité à témoigner de l'expérience de son entreprise, Bruno Desprez, président du 13e semencier mondial Florimond Desprez, a indiqué consacrer entre 17 et 19% de son chiffre d'affaires (de 230 millions d'euros) à la recherche, contre 13% en moyenne dans le secteur semencier, ou 14% dans le secteur santé-biotechnologies-pharmacie.

Le problème n'est pas tellement de faire de l'innovation, mais plutôt de choisir comment la faire, car de plus en plus de technologies sont disponibles. Je pense qu'il faut être attentif à ce qui se fait dans le domaine de l'humain, car cela est susceptible de concerner à l'avenir les secteurs animal et végétal.

Vincent Rétif, président-adjoint en charge du dossier R&D chez Evolution, a, de son côté, tenté de rassurer les éleveurs quant à cet investissement dans la R&D :

Nous avons mis en place un comité R&D de six professionnels chargés de vérifier à tout moment l'adéquation entre nos travaux et les besoins du terrain. Ils doivent par ailleurs être à l'écoute des scientifiques qui peuvent nous ouvrir des perspectives insoupçonnées. L'activité R&D demande des fonds conséquents qui se reportent sur les coûts de l'insémination artificielle: il faut être vigilant afin que cet investissement soit rentable.
Nous voulons aussi que la propriété génétique soit conservée entre les mains des éleveurs.

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