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Sécheresse et alimentation des troupeaux

La FNPL réclame l'autorisation de valoriser l'ensemble des jachères

Publié le 12/08/2020 par Hélène Flamant dans
Photo : fotoduets/Adobe Stock

Alors que l'état de sécheresse persiste en ce début du mois d'août, la FNPL demande à l’Union européenne de permettre à l’ensemble de la profession agricole de pouvoir valoriser, en période de sécheresse, les jachères dès lors qu’elles sont destinées à l’alimentation des troupeaux.

Le ministière de l’Agriculture annonçait, le 31 juillet, l'autorisation d'exploiter les surfaces en jachère pour les éleveurs de 47 départements. Depuis le 12 août, la dérogation est élargie à quinze nouveaux départements, l'Allier (03), l'Ariège (09), la Corrèze (19), la Dordogne (24), le Doubs (25), la Haute-Garonne (31), le Gers (32), l'Indre (36), l'Indre-et-Loire (37), le Jura (39), le Lot-et-Garonne (47), la Manche (50), la Haute-Saône (70), le Tarn (81) et le territoire de Belfort (90).

Mais cette autorisation ne concerne que les éleveurs.

« La sécurisation de l’alimentation de nos troupeaux passe par une collaboration entre éleveurs et céréaliers locaux. Cette solution permet de limiter l’impact environnemental lié au transport d’aliments », affirme la FNPL, dans un communiqué.

C'est pourquoi la FNPL demande à l’Union européenne d'élargir l'autorisation d'exploiter les jachères à destination de l'alimentation des troupeaux à l’ensemble de la profession agricole.

« Cette solution est cohérente à des impératifs environnementaux et de bien-être animal. »

Un manque de fourrages et de paille

Les producteurs de lait exhortent, par ailleurs, les pouvoirs publics français à mettre en œuvre le régime de calamités agricoles « ainsi que toute aide qui évitera une décapitalisation du cheptel français faite de trésorerie pour acheter des fourrages nécessaires au bien-être des animaux présents sur les exploitations ».

Outre le manque de fourrages, les producteurs de lait, polyculteurs éleveurs, sont également confrontés, cette année, à un manque de paille. Les conditions climatiques ont largement impacté la pousse des céréales et réduit fortement la récolte de paille. La faible disponibilité de celle-ci va augmenter les coûts pour l’ensemble des éleveurs.
 

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