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Conjoncture lait de vache

Le bio en hausse, le beurre à l’export décolle

Selon FranceAgriMer, la consommation de produits laitiers bio a explosé depuis six ans, et le prix du beurre à l’export est plus rémunérateur qu’en France. © Pinoquio 9 / Fotolia

Selon une étude publiée par FranceAgriMerle lait bio retrouve un certain dynamisme depuis avril. Sur les 8 premiers mois de 2017, la collecte représente 398,5 millions de litres soit une hausse de 1,9%. À cette même période l’an dernier, une légère baisse (-0,7%) avait été enregistrée. Cette augmentation s’expliquerait par une bonne récolte de fourrages et de céréales, notamment en culture de printemps (+31% en colza de printemps et 29,5% en orge de printemps). Par ailleurs, le prix du lait bio est en constante progression, de l’ordre de 4,9% sur les 8 premiers mois de 2017 (439,50 euros/1000 litres en moyenne). Les volumes supplémentaires ont profité à l’ensemble des fabrications (surtout en poudre de lait, fromage frais de vache, crème conditionnée) sauf en lait liquide. En six ans, la consommation de produits laitiers bio a explosé (+150%) alors que les prix ont diminué (-4% pour le lait bio). À l’inverse, les volumes de lait non bio ont baissé (près de 20%) et les prix ont augmenté (près de 10%). La tendance est la même pour la crème, les yaourts sauf pour le beurre où les volumes et les prix ont progressé en bio (baisse des volumes et prix stables en non bio). 

 
L’Europe tire la collecte vers le haut

Depuis le printemps 2015, l’Europe et aussi les États-Unis depuis 2016 tirent la collecte de lait vers le haut. Alors que l’Australie et la Nouvelle Zélande sont en repli, les États-Unis ont progressé de 2% et l’Europe de 0,6% en 8 mois. La hausse du prix du lait européen de 23% en moyenne (+37% en Allemagne, 13% en France) incite les éleveurs à en produire encore plus. En Europe, la fabrication de fromage et de crème se fait au détriment du beurre et de la poudre. Aux États-Unis, ce sont le fromage et la poudre de lait qui augmentent. Enfin l’Australie privilégie les poudres grasses au détriment du beurre et du butteroil (matière grasse laitière liquide). 

Le beurre plus rémunérateur à l’export

 Au plan mondial, sur les 8 premiers mois, les échanges de beurre ont diminué de 15%, la poudre grasse a baissé de 2,1%. Mais ceux de fromages ont gagné 7,7% et la poudre de lait écrémé a progressé de 15,5%. Ainsi, pour ce dernier produit, la chute des prix se confirme suite notamment à la fermeture de l’intervention dans l’Union européenne. En France sa cotation est tombée à 1440 euros/t (deuxième semaine d’octobre 2017) malgré une production en baisse et des exportations en hausse. Un focus sur le beurre montre qu’en France la hausse des prix en vrac n’a pas été répercutée sur le prix de vente au consommateur. Et le prix à l’exportation (+81% à 5329 euros/t) est devenu plus rémunérateur qu’en France. Les exportations ont ainsi décollé (+16% entre juin et août 2017).   
 
 
 

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