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Conjoncture laitière

Le prix du lait standard en recul de 6 €/1000 l en 2020

Publié le 02/03/2021 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Le prix du lait standard a reculé de 6 euros/1000 l en 2020. H.Flamant/Terroir Est.

Après une année 2020 grandement perturbée par la Covid-19, le Cniel revient sur l'année passée et les premiers mois de 2021.

Malgré un contexte perturbé par la pandémie, la production laitière reste globalement dynamique dans les principaux bassins exportateurs mondiaux. Sur l’ensemble de l’année 2020, la collecte progresse de 1,9 % aux États-Unis, de 1,2 % dans l’Union européenne et de 0,1 % en Nouvelle-Zélande.

Baisse du cheptel laitier français

La production laitière en France présente une très légère croissance de 0,2 % sur l’ensemble de l’année 2020. La collecte a plutôt diminué en fin d’année sur le quatrième trimestre et cette baisse s’amplifie sur le début de l’année 2021. Ce recul est en partie lié à une moindre qualité des fourrages récoltés en 2020 dans plusieurs régions et à une complémentation perturbée par le prix élevé des aliments. La baisse actuelle de la production laitière est surtout une résultante d’une contraction du cheptel. Début 2021, il y avait 80 000 vaches laitières de moins en France comparé à début 2020, soit une diminution de 2,2 %.

Le prix du beurre reste stable

Les cours du beurre sont plutôt stables depuis plusieurs mois autour de 3400 €/tonne, tandis que les cours de la poudre de lait écrémée progressent faiblement pour se situer actuellement autour de 2 400 €/tonne. Ces niveaux de prix restent en deçà des niveaux atteints en début d’année 2020, juste avant le déferlement de la pandémie de Covid-19 en Europe. 

329 €/1 000 l de lait sur l’année 2020

Selon l’enquête mensuelle laitière de FranceAgriMer, le prix standard du lait de vache conventionnel était de 329 €/1000 l, sur l’ensemble de l’année 2020. Il se situe 6 € en dessous du niveau moyen de 2019. 
La filière laitière fait preuve d’une relative résilience dans un monde économique fortement perturbé. Il n’y a pas de signes de dégradation de la conjoncture laitière à court terme. La situation actuelle se caractérise surtout par une grande incertitude compte tenu de la crise économique en devenir qui rend assez imprévisible l’évolution des marchés au cours des prochains mois.

Benoît Royer, directeur des affaires économiques du Cniel, fait le point sur la conjoncture laitière du mois de février :

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