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Statut de l'animal

Les éleveurs se justifient sur le bien-être animal

Le débat sur le statut de l’animal a attisé la colère de certains représentants de la filière agricole. Photo: M.Ballan/Pixel image.

Afin de répondre aux controverses médiatiques sur l’élevage et au débat législatif en cours à propos du statut de l’animal, les représentants de l’élevage français ont souhaité témoigner de leur engagement pour le bien-être animal, au cours d'une conférence de presse le 29 octobre.

A cette occasion, ils ont présenté un recueil de l’ensemble des actions entreprises par la filière et ses partenaires en faveur de l’amélioration des conditions de vie des animaux. Il sera utilisé par les représentants de la filière auprès des élus et des décideurs. D'après Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA :

Ce recueil nous permet de montrer que nous sommes à l'écoute des attentes de la société : en ouvrant les élevages, en étant force de proposition et prêts à tous les débats, nous voulons bâtir une nouvelle relation entre les consommateurs et les éleveurs .

En effet, depuis les années 80, les pratiques d’élevage n’ont cessé d’évoluer grâce à la réglementation, à la recherche et aux initiatives de la filière. Ainsi, en élevage bovin, 94 000 éleveurs ont choisi volontairement d’adhérer à la charte des bonnes pratiques d’élevage des bovins, ce qui représente 92 % des vaches laitières et 67 % des vaches allaitantes en France.
Par cette charte, les éleveurs s’engagent, entre autres, à assurer le bien-être et la santé des animaux qui ne doivent pas souffrir de la soif ou de la faim, d’inconfort, de douleurs, de blessures ou de maladies, ne pas éprouver de stress ou de détresse et pouvoir exprimer leur comportement naturel.

Bruno Dufayet, éleveur de Salers et responsable de la section bovine à la FDSEA du Cantal, souligne :

On ne peut pas avoir un élevage qui marche bien avec des animaux maltraités ou en mauvaise santé. Les feedlots comme aux États-Unis ou au Brésil, ça n’existe pas en France.

L'oeil de l'éleveur

Pour respecter ces engagements, le bien-être des animaux passe par une alimentation adaptée et équilibrée, une bonne utilisation du matériel mais aussi par un bâtiment bien pensé.

Bruno Dufayet ajoute :

Quand on construit un bâtiment on se demande : est-ce qu’il est bien adapté ? Est-il assez aéré et ventilé ? Est-il bien orienté pour le confort des animaux ?

Évidemment, le bien-être animal reste surtout lié à la passion de l’éleveur pour son métier.

Bruno Dufayet complète :

Au quotidien, le bien-être animal dépend de l’œil de l’éleveur sur son troupeau. Mes vaches me disent quand il n’y a plus assez d’herbe ou qu’il y a un problème avec le point d’eau. Je repère les animaux qui se mettent à l’écart, je sais si mon troupeau va bien.

Pour ce qui est de l’avenir de l’élevage et ses prochaines évolutions, le Réseau Mixte Technologique « Bien-être animal », labellisé en 2008 par le ministère de l’Agriculture, travaille à la construction de projets de recherche et au transfert vers les utilisateurs potentiels. Il est à l’origine de nombreux programmes de recherche et développement, de sessions d’information des filières et de la création de supports pédagogiques.

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