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Viande bovine

MeatAppli : une application pour connaître la teneur en gras d'une viande

Publié le 30/06/2021 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
MeatAppli : une application pour connaître la teneur en gras d'une viande. CP : DR

Afin de connaître la teneur en gras d’une viande, l’Institut de l’élevage, l’Inrae et l’institut Pascal ont créé MeatAppli. Par simple analyse d'une image, cette application peut définir le taux de gras, à la fois pour le persillé et pour le marbré. 
 
Le gras étant un élément essentiel dans la viande pour l’éleveur, pour l’abatteur/transformateur et pour le consommateur, l’Institut de l’élevage, l’Inrae et l’institut Pascal viennent de dévoiler l’aboutissement de leur projet nommé "MeatAppli". 
Après quatre ans et demi de recherche et de création, les trois instituts ont mis au point une application Smartphone pour estimer en temps réel la teneur en gras d’un morceau de viande bovine à partir d'une photo, au stade de la carcasse comme à celui du morceau tranché. 

« Au début de notre projet, il n’existait aucun outil facilement utilisable, fiable, économique et non destructif se basant sur l’analyse d’une image pour déterminer le persillé et le marbré de la viande », indique Jérôme Normand, chef de projet au service qualité des carcasses et des viandes au sein de l’Institut de l’élevage.

Analyse d'une image par neurones artificiels

Aujourd’hui, l’application MeatAppli répond à ces problématiques. Son fonctionnement repose sur l’analyse d'une image par un réseau de neurones artificiels préalablement entraînés sur plus de 3 500 images. L'application, qui s’utilise avec un Smartphone haut de gamme (avec un flash et un filtre polarisant), est capable de déterminer deux résultats sur la côte et sur la noix de l’entrecôte. La teneur en gras dans les tissus intramusculaires, le persillé et la teneur en gras dans les tissus intermusculaires, le marbré. Ces deux résultats sont ensuite mis en lien avec la grille de notation Interbev. 

« Aujourd’hui, cet outil est au stade preuve de concept, indique Jérôme Normand. À l’avenir, il pourra servir à développer le phénotype massif, à trier et à orienter les carcasses sur les différents circuits de commercialisation. »

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