La référence technique au service des éleveurs

Inosys – Réseaux d’élevage bovins lait/Bretagne

Une empreinte carbone de 0,90 kg eq. CO2/l de lait vendu

Le principal poste d’émissions de GES à l’échelle de l’exploitation est la fermentation entérique (56 %). ©DR

Dans le cadre du dispositif Inosys–Réseaux d’élevage, les données technico-économiques des 35 exploitations laitières de la région Bretagne ont été incrémentées dans l’outil de calcul de l’empreinte carbone CAP2’ER®. Ainsi, le bilan carbone de chaque exploitation a été réalisé sur les années 2017 et 2018.
L’élevage laitier moyen du réseau Inosys Bretagne est composé de 2,1 UMO et dispose d’une surface de 88 ha et d’un cheptel de 113 UGB lait pour un lait vendu corrigé de 271 500 l/UMO. La productivité laitière est de 8 065 l/ha SFP et de 7 130 l/VL avec un système fourrager composé à 34 % de maïs ensilage. Les exploitations laitières analysées sont présentes sur l’ensemble du territoire breton (7 en Côtes-d’Armor, 9 en Finistère, 9 en Ille-et-Vilaine et 10 en Morbihan).
 
La fermentation entérique, première cause d'émissions de GES

En appliquant des forfaits à certains paramètres techniques (temps en bâtiment, type de bâtiment, matériel d’épandage et délais d’enfouissement) et sans tenir compte du stockage de carbone, l’empreinte carbone brute des fermes du réseau a été calculée. Celle-ci équivaut en moyenne à 0,90 kg eq. CO2 par litre de lait vendu corrigé. Pour comparaison, l’empreinte carbone brute des exploitations laitières bretonnes (1 948 élevages) obtenues dans le cadre du projet Carbon Dairy était de 0,95 kg eq. CO2/l de lait en 2016.
 
La répartition par gaz à effet de serre (GES) est la suivante : 61 % correspondent à du méthane, 20 % à du dioxyde de carbone et 19 % au protoxyde d’azote.
Les différents postes d’émissions de GES à l’échelle de l’exploitation sont la fermentation entérique (56 %), la gestion des effluents d’élevage (16 %), les achats d’aliments (12 %),  la fertilisation minérale et organique (8 %), les énergies directes (6 %) et les achats d’engrais (2 %).

Des leviers techniques pour réduire les émissions de GES

L’ensemble des indicateurs a été trié sur le critère des émissions brutes de GES (en kg eq. CO2 de lait vendu corrigé) et deux classes – le quart des élevages les plus émetteurs et le quart moins émetteurs – ont été créées.
Des différences de conduite sont constatées entre ces deux classes. Ainsi, on observe une proportion d’UGB génisses/UGB VL inférieure pour le quart moins émetteurs (36 % contre 42 % pour le quart plus émetteurs), à l’origine d’émissions de méthane entérique moindre.
Les deux groupes se démarquent également sur la consommation de concentrés (81 g/l pour le quart moins émetteurs contre 136 g/l pour le quart plus émetteurs).
On constate par ailleurs un écart de 20 unités d’N minéral/ha SAU lait entre les deux groupes, avec des différences de rendements maïs et herbe valorisée comparables. La fertilisation minérale est donc à raisonner afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre et notamment de protoxyde d’azote.
Enfin, l’empreinte carbone brute des exploitations laitières a été mise en relation avec leurs performances économiques. Un écart de 43 €/1000 l sur les charges opérationnelles est observé, avec 143 €/1000 l pour le quart moins émetteurs et 186 €/1000 l pour le quart plus émetteurs.

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