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Bretagne

Déleg'génisse : le GDS encadre le suivi sanitaire

Pierrick Cotto, président d'Eilyps (à gauche) et Jean-François Treguer, président du GDS Bretagne ont signé la convention le 9 février au siège d'Eilyps à Pacé (Ille-et-Vilaine).

Dans le cadre de l'activité Déleg'génisse lancée cet hiver par Eilyps en Ille-et-Vilaine, une convention a été signée le 9 février entre Eilyps et le GDS Bretagne pour le respect d'un protocole sanitaire élaboré par le GDS Bretagne.

Avec Déleg'génisse, Eilyps souhaite organiser l'activité de délegation de l'élevage de génisses laitières sur le département de l'Ille-et-Vilaine. L'entreprise de conseil en élevage estime qu'avec l'arrêt des quotas laitiers, certains éleveurs vont souhaiter se spécialiser davantage afin d'améliorer leur compétitivité.
Certains éleveurs vont se concentrer sur la production laitière et souhaiter déléguer l'élevage des génisses. D'autres souhaitent arrêter la production laitière et trouver une activité de substitution telle que l'élevage des génisses. Cette activité est susceptible d'intéresser aussi des éleveurs de bovins allaitants en recherche de diversification.

Côté naisseurs, Eilyps a rencontré une cinquantaine d'éleveurs intéressés à l'automne 2014. À ce jour, 18 naisseurs ont engagé 400 génisses pour 2015 (entre 12 et 40 veaux par éleveur), sachant que 120 génisses plus âgées étaient déjà parties en délégation fin 2014. Quinze autres naisseurs sont en réflexion sur le département.

Côté éleveurs, Eilyps a visité plus de 30 élevages potentiels en 2014. Sept éleveurs démarrent le service sur le premier trimestre 2015, et cinq autres éleveurs sont en cours de réflexion pour démarrer fin 2015 ou courant 2016. En termes de temps de travail et de revenu, il faut compter une centaine de génisses pour un éleveur.

À terme, avec le développement du service, l'idée est d'associer 3 éleveurs à 7 naisseurs afin de limiter les transports. Les partenaires d'Eilyps et de Clasel dans le périmètre du nouveau groupe Seenergi réfléchissent eux aussi à développer ce service.

Garantie non-IPI

D'après Jean-François Treguer, président du GDS Bretagne:

"Le potentiel de développement de ce nouveau métier d'élevage de génisses nous semble important. Nous GDS, connaissons bien cette activité qui est apparue avec l'arrivée des quotas en 1984. Nous avons une expérience de la gestion sanitaire dans ce type d'élevage. C'est une pratique à risque. C'est pourquoi nous avons souhaité nous engager auprès d'Eilyps."

Chez les naisseurs, le vétérinaire du GDS va réaliser un état des lieux par des prélévements de litière, de bouse et de lait pour rechercher la présence éventuelle de paratuberculose et de fièvre Q. Une prise de sang, ou un prélévement de cartilage auriculaire, permettent de rechercher la présence éventuelle de BVD et d'apporter la garantie que l'animal est non-IPI. Une autre prise de sang vise à détecter la néosporose.

Chez les éleveurs de génisses, la vaccination contre la fièvre Q et la BVD est réalisée un mois avant l'insémination, et une nouvelle recherche de BVD est effectuée avant le retour chez le naisseur. L'éleveur a aussi l'obligation de recevoir 4 visites de conseil par an (dont une en présence du technicien Eilyps et du technicien GDS), et de réaliser 4 pesées par an.

Tout le monde est gagnant

L'éleveur de génisses devra tout mettre en oeuvre dans l'objectif d'un vêlage à 24 mois, afin de réduire les coûts de production. Martine Verger, responsable du projet Déleg'génisse, et Denis Planchais, administrateur responsable de la commission génisses d'Eilyps, expliquent:

"Du point de vue alimentaire, chaque éleveur travaille en fonction de son système fourrager. L'objectif est le vêlage à 24 mois quels que soient les moyens alimentaires. La seule obligation est que la génisse passe 5 mois au pâturage afin de s'immuniser."

 Les présidents d'Eilyps et du GDS Bretagne, Pierrick Cotto et Jean-François Treguer, concluent:

"Ce type de contrat organisé est plus efficace que les contrats individuels: tout le monde est gagnant. Et l'état d'esprit de cette convention Eilyps-GDS nous plaît car chacun reste dans sa compétence."

La commission Déleg'génisse de janvier a décidé pour 2015 un prix d'achat du veau de 21 jours par l'éleveur à 150 euros, et un prix de rachat de la génisse par le naisseur 50 jours avant vêlage à 1 600 euros. Ces prix seront réactualisés chaque année en fonction du prix du lait.
Pour être adhérent à Déleg'génisse, l'éleveur doit être adhérent au GDS. Ce dernier s'engage à cofinancer les analyses supplémentaires nécessaires dans le cadre de Déleg'génisse, et à indemniser les éleveurs en cas d'accident sanitaire malgré le suivi du protocole sanitaire.

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