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GNIS

Sursemis : d'abord évaluer la situation

Publié le 29/04/2019 par Marie Dominique GUIHARD dans
Le sursemis demande de bonnes conditions pour semer et une surveillance ensuite  de la concurrence de la flore déjà installée.

Face aux pratiques de sursemis qui ont déçu certains éleveurs, le Gnis revient sur cette technique qui permet d’installer une nouvelle prairie avec un minimum de travail et de coût.
Devant une prairie dégradée et le projet de sursemis, un diagnostic s’avère indispensable pour la réussite de cette opération économe en travail du sol et donc en coût. Le Gnis rappelle :

 La qualité de l’herbe et sa productivité dépendent de l’état d’une prairie, de sa composition floristique et de sa morphologie. C’est le résultat d’un historique des pratiques et des conditions pédoclimatiques. 

Dans un premier temps, rechercher les causes de la dégradation vise avec le sursemis à les éliminer. Voici des exemples : surpâturage ou sous pâturage, fertilisation mal raisonnée, sénescence simultanée des plantes, conditions climatiques exceptionnelles (gel, sécheresse, inondation), ravageurs (sangliers, rongeurs), piétinement en mauvaises conditions…Le sursemis donne l’occasion aussi de faire évoluer ses pratiques : hersage ou aplanissement de la surface, aménagement parcellaire avec des chemins, des zones d’ombres, installation de points d’eau multiples, chaulage pour développer les légumineuses, déprimage pour améliorer la productivité et la qualité.
Une fois le diagnostic posé et les pratiques relevées pour améliorer la qualité de la prairie, la réussite du semis dépend de quatre conditions particulières : chaleur, humidité, bon contact entre la terre et la graine, et enfin accès facile à la lumière pour les premières feuilles.
En ce qui concerne la prairie elle-même, la végétation doit être rase. En présence de mulch ou de litière, favorable au feutrage (racines aériennes) et à l’asphyxie, il est nécessaire d’ouvrir le sol avec un outil à disques ou à dents. La graine sera ainsi bien positionnée dans la partie minérale du sol et non pas dans la matière organique. Idéalement il faudrait semer à 1 cm de profondeur. Pendant ou après le semis, le roulage, est indispensable. Les animaux avec leur piétinement peuvent contribuer aussi à rappuyer la graine au sol. Si l’ancienne flore est trop poussante, passer un broyeur ou faire pâturer pour permettre à la jeune flore d’accéder à la lumière. Pour ne pas favoriser la flore initiale, il est déconseillé de fertiliser tant que la jeune flore n’est pas visible.  En sursemis, les espèces à installation rapide restent à privilégier. Ce seront les ray-grass anglais et les trèfles blancs pour le pâturage ou les ray-grass hybrides et les trèfles violets pour la fauche.
Le sursemis s’effectue de préférence au réveil de la végétation ou en mai derrière un ensilage. La terre y est plus chaude qu’en mars-avril. Et enfin tout le mois d’août car la terre est chaude et la flore initiale moins concurrentielle. Dans ce cas on ne peut réaliser le semis qu’à condition qu’il y ait un peu d’humidité.

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