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Santé

Écornage des veaux facile, efficace et sans douleur

Publié le 06/01/2021 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Écornage des veaux facile, efficace et sans douleur. ©A.Coronel/TerroirEst

Réduire le stress, les contraintes et les risques de l’écornage, tant pour l’éleveur que pour les veaux, nécessite d’en maîtriser les points clés : une intervention précoce, une bonne contention, le choix d’un outil pratique, et enfin la prise en charge de la douleur et de l’inflammation. 

Les enquêtes d’opinion font apparaître des attentes citoyennes de plus en plus fortes en matière de bien-être animal. Ainsi, les pratiques douloureuses pour les animaux, telles que l’écornage des veaux, si la douleur n’est pas prise en charge, ne sont plus tolérées. Leur interdiction est même souhaitée si des alternatives existent. Pourtant, comme le rappelle l’Institut de l’élevage (Idele) dans un guide des bonnes pratiques dédié à ce thème, cette intervention se justifie techniquement, et même au regard... du bien-être animal !

« Les animaux écornés sont plus faciles à manipuler en élevage, au cours du transport et en abattoir : ils présentent moins de risques de blessures pour l’éleveur et pour les animaux entre eux, par exemple lors du mélange de lots ou dans les situations de compétition, ou lorsque les cornes se cassent accidentellement », explique le guide.

L’augmentation de la taille des troupeaux, les évolutions de modes de logements et l’usage des cornadis font qu’aujourd’hui la plupart des vaches laitières sont écornées : autour de 80 % si l’on en croit l’Idele. Selon la directive européenne, il faut utiliser un tranquillisant au-delà de l’âge de quatre semaines... ce qui relève donc au minimum de la prescription vétérinaire (pour se procurer les médicaments nécessaires), voire de l’acte vétérinaire, avec les frais que cela entraîne. 

Un geste d’élevage réglementairement encadré

 Sur les adultes, c’est un acte chirurgical, qui présente un risque d’ouverture des sinus et de traumatisme, et nécessite une anesthésie locale ou une tranquillisation, sous couvert d’un vétérinaire. Si ce n’est pas le cas, l’éleveur s’expose à des poursuites pour maltraitance ! L’idéal est donc de réaliser cet acte le plus tôt possible, entre quinze jours et quatre semaines après la naissance. L’intervention avant l’âge de deux mois a des fondements anatomiques et physiologiques. En effet, comme le détaille la brochure de l’Institut de l’élevage, schémas à l’appui.

Retrouvez l'article en intégralité dans Cultivar Élevage de novembre-décembre n°731 : 

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