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Alimentation

Engraissement des jeunes bovins : une conduite de précision

Publié le 28/08/2020 par Claire LAMY GRANDIDIER dans
Engraissement des jeunes bovins : une conduite de précision. CP : Alexandre Coronel/TerroirEst

Maîtrise sanitaire et des charges alimentaires sont décisives pour la rentabilité́ d’un atelier d’engraissement de jeunes bovins, dont le prix de vente final est soumis aux aléas des marchés de l’export. 
 
La conduite d’un atelier taurillon nécessite une grande rigueur technique : les mortalités doivent être maîtrisées (objectif < 1,5 %) et les croissances doivent être optimisées en fonction du régime alimentaire choisi. La maîtrise du coût alimentaire, principale composante du coût de production passe par le choix de la ration permettant d’allier le meilleur rapport entre quantités consommées, prix et croissance permise. 

Préparation du bâtiment, quarantaine et allotement

L’utilisation d’un bâtiment préalablement nettoyé et désinfecté est un préalable pour la maîtrise sanitaire de l’atelier d’engraissement. Selon l’origine des animaux (pâturage ou non), un traitement de déparasitage peut être nécessaire au cours des premières semaines d’engraissement ou au moment de la mise en lot, pour cibler strongles pulmonaires et digestifs, voire la douve.
L’entérotoxemie est une intoxication mortelle de l’animal provoquée par la prolifération anarchique de germes (clostridies) présents naturellement dans le tube digestif et qui vont secréter une toxine empoisonnant l’animal. Elle apparaît suite à des changements alimentaires sans transition, une rupture d’alimentation ou des erreurs grossières de rationnement. La vaccination permet de diminuer la gravité de cette infection. Deux injections sont nécessaires à quatre semaines d’intervalle pour un faible coût (entre 4 et 8 € par bovin selon l’effectif). 

Surveiller les protéines

La prise de poids de l’animal est très significative pendant la phase d’engraissement (de l’ordre de 80 à 150 kg selon l’état initial). Le gain de poids est majoritairement constitué par du muscle, les lipides se mettant en place en dernier lieu. 
Pour synthétiser ces fibres musculaires et pour assurer une vie microbienne de qualité dans le rumen, l’animal a besoin de quantité significative de protéines, qui se mesure par le niveau de protéines digestives intestinales (PDI) de la ration. Les préconisatiosn sont de 110 PDI/Unité Fourragère en phase de croissance, puis 100 PDI/UF en finition. Le maïs, quelle que soit sa forme, est pauvre en azote (9 % de protéines). Il doit donc être complété par des fourrages et/ou des concentrés beaucoup plus riches.
Ceux-ci seront choisis au regard de l’équilibre global de la ration en tenant compte de la valeur en énergie, la fibrosité, la vitesse de dégradation dans le rumen. Le tourteau de soja 48 représente la valeur de référence tant pour les aspects nutritionnels qu’économiques. 

Pas d’alimentation spécifique pour la finition

La finition couvre le dernier tiers de la période d’engraissement. Le plus souvent elle ne fait pas l’objet d’une alimentation spécifique. Une conduite différenciée du reste de l’engraissement doit permettre la mise en place du gras pour que la carcasse réponde le mieux au besoin du marché. Durant cette phase, l’éleveur devra aussi évaluer l’état de finition pour annoncer l’animal à la vente et ainsi permettre l’abattage au meilleur moment. 

Retrouvez l'article en intégralité dans Cultivar Élevage de septembre n°728 : 

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