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Alimentation animale

La luzerne bio déshydratée en recherche de volumes

Publié le 26/06/2018 par Hélène Flamant
La demande en luzerne bio est en augmentation constante.

En 2017, la France a produit 850 000 t de luzerne déshydratée sur 66 700 ha (pour un total de 250 000 à 300 000 ha de luzerne cultivés en France), soit une hausse de 14 % en comparaison de 2016. La part en agriculture biologique était de 39 000 t. Des volumes plutôt à la hausse depuis le plan protéine de 2013, mais bien en dessous des 1 346 000 t de 1998, observe Éric Masset, président de Coop de France déshydratation, lors d’un voyage de presse début juin 2018 chez la coopérative GraSaSa (Dordogne), dans le cadre de la semaine de la coopération. 

"Pour répondre à la demande, il faudrait 40 000 ha supplémentaires, comme indiqué dans notre plan de filière luzerne déshydratée, dans lequel nous demandons notamment un soutien à la recherche, la rémunération des aménités environnementales, ou la sécurisation des investissements industriels."

 


Pour Denis Pinoit, directeur de l'usine, la tendance économique
en faveur du bio est favorable. Photo : O.Lévêque/Pixel Image

 

Parmi les grosses unités de déshydratation en France, plusieurs coopératives se sont lancées dans la luzerne bio : Capdéa, Sidésup (Cristal Union), Déshyouest, Grasasa, Luzéal et bien d’autres.

"La demande en luzerne bio est en augmentation constante. De gros industriels cherchent à augmenter leur collecte de lait bio, comme Agrial qui vise une hausse de 60 % de sa collecte en bio d’ici 2020, Sodiaal table sur + 200 %, pour passer de 50 à 150 Ml, ou Biolait, avec une hausse de 40 %, poursuit Éric Masset. Pour compléter les 39 000 t de luzerne bio déshydratée produites annuellement en France, nous en importons entre 8 000 et 10 000 t pour répondre à la demande, majoritairement en provenance d’Italie."

 
Mieux gérer la fertilisation

Chez la coopérative GraSaSa, 6 000 à 8 000 t de luzerne déshydratée sont produites annuellement grâce au four à biomasse, à 60 % en bio contre 40 % il y a 3 ans. Pour Denis Pinoit, directeur de l'usine, la tendance économique en faveur du bio est favorable.

"Nous nous posons même la question de savoir comment gérer cette demande forte ! Il faut bien suivre les producteurs, car certains pensent que la bio, c’est "ne pas mettre d’engrais"… Mais c’est faux ! Si on n’applique pas les bons gestes, surtout en matière de fertilisation, la bio est finie dans 10 ans !"

 

Olivier Lévèque

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