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Gnis

L’intérêt des légumineuses revisité

Publié le 12/06/2019 par Marie Dominique GUIHARD dans
Les légumineuses, rappelle le Gnis, sont toujours appréciées par les animaux.

Les légumineuses, de plus en plus introduites dans les mélanges fourragers, nécessitent de bien les connaître pour les choisir à bon escient. Le Gnis rappelle leurs principales caractéristiques.  

Pour bénéficier au maximum des légumineuses, rappelle le Gnis, il est essentiel de connaître la biologie de chacune d’entre elles. Que ce soit le système d’exploitation ou la parcelle, il y a toujours une légumineuse (appelée fabacée aujourd’hui) qui convient. Cela dépend du type de sol, du mode d’utilisation ou d’exploitation de la plante et de l’éventuelle association avec d’autres espèces, notamment les graminées prairiales.
 
D’une façon générale, les légumineuses aiment les sols aérés qui favorisent l’activité des rhizobiums. Au pâturage, les légumineuses doivent être associées à des graminées. En sol séchant, on peut envisager le lotier, la minette. L’utilisation de luzerne de type sud (bourgeons plus horizontaux) résistent mieux aux piétinements. Ces types sud sont malgré tout utilisables dans le Nord de la France. 

Adapter les espèces au type de sol

En sol frais pâturé, l’espèce phare reste le trèfle blanc de par sa valeur alimentaire et par son appétence. Il peut aussi être utilisé en plante compagne, de renfort dans les prairies de fauche ou d’alternance fauche-pâture. Le choix de la variété, essentiel, portera dans ce cas sur des types géants.

Dans les prairies pâturées plus humides, le trèfle hybride et le trèfle de Michelli sont plus adaptés.

Dans les sols pauvres, peu profonds, le sainfoin et la minette valorisent mieux les parcelles.

Les légumineuses annuelles sont utilisables soit en interculture multiservice (agronomique, cynégétique, mellifères), soit en cultures dérobées fourragères. Les plus utilisées sont le trèfle incarnat qui résiste à l’hiver et le trèfle d’Alexandrie qui est gélif. L’incarnat gazonne à l’automne et ne convient alors qu’au pâturage, puis monte et fleurit au printemps. Il peut alors être fauché ou pâturé. Le trèfle d’Alexandrie monte dès l’automne. Il est alors fauché ou pâturé, parfois deux fois avant l’hiver. Ces trèfles ne sont pas météorisant, donc sans risque d’être pâturés.

Chaque espèce de légumineuses et plus spécialement la luzerne, le trèfle violet et le trèfle blanc, comprennent des variétés qui se différencient par de multiples critères variétaux. Les sites www.prairies-gnis.org et www.herbe-book.org renseignent sur les caractéristiques de ces variétés.

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