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Traite

Bien concevoir et entretenir sa salle de traite

Publié le 18/10/2019 par Claire LAMY GRANDIDIER
Lors du renouvellement de son installation de traite, il convient de réfléchir à ses besoins et à ses objectifs. ©DR

Au sein d’un élevage laitier, la salle de traite est au cœur de l’activité. Elle fonctionne au quotidien et collecte le produit constituant le revenu de l’exploitant. Son travail doit être optimal, afin d’apporter du confort, de la qualité ainsi qu’un temps d’exécution le plus court possible, tant du point de vue de l’éleveur que de celui de l’animal. Voici les avis d’experts et de constructeurs sur le sujet. 

Lors du renouvellement de son installation de traite, il convient de réfléchir à ses besoins et à ses objectifs.

« Une phase de réflexion qui est malheureusement trop peu faite. On a parfois des gens qui achètent une installation parce qu’ils estiment qu’il est temps de changer, ou par envie de renouvellement, et qui, derrière, se basent sur des propositions commerciales plus ou moins alléchantes », constate Jean-Louis Poulet, chef de projet recherche et développement - traite à l’Institut de l’élevage« La démarche la plus adaptée serait de prendre le temps de la réflexion et de se demander : quels sont les points forts et les points faibles de ce que j’ai déjà ? Pourquoi je change ? Vers quoi je me dirige ? »

Il faut donc anticiper l’avenir : augmentation du troupeau, départ ou arrivée d’un associé, mais toutefois avec raison, en prenant garde au surdimensionnement. Celui-ci, au-delà de l’aspect financier, impacte également le fonctionnement comme pour le nettoyage.

« Également, il peut être intéressant que tous les utilisateurs potentiels puissent participer à cette réflexion, associés, salariés et pas uniquement celui qui fait le chèque à la fin », souligne Jean-Louis Poulet. Il ne faut pas hésiter non plus à visiter d’autres installations, voire à essayer, surtout si l’on change de système de traite. Une illustration : pour un éleveur habitué à traire par le côté et qui s’oriente vers une traite par l’arrière, il peut être intéressant de s’y essayer. Ce ne sont pas les mêmes mouvements ni les mêmes accès mamelles. C’est une bonne façon de s’assurer que l’on est en capacité de travailler au mieux. »

Acheter une marque et un service après-vente

«  Le choix de l’équipement va bien sûr être fait en fonction de la taille du troupeau. Nous proposerons plus facilement une salle de traite rotative plutôt qu’en épi à un éleveur qui possède 300 vaches, par exemple. Il peut aussi dépendre de la destination du lait. Dans certains cas, ou dans certaines zones de production, l’utilisation de robots de traite n’est pas autorisée. Nous allons donc orienter le client vers une salle de traite épi, traite arrière ou un roto, évoque Philippe Couëdic, directeur commercial France chez GEA. Quelqu’un qui passe six heures par jour à la traite et qui souhaite améliorer son confort ainsi que le temps passé autour des animaux, nous le dirigerons peut-être sur un robot. »

D’autre part, au moment de l’investissement, on n’achète pas simplement une marque mais aussi un service après-vente. Un point à ne pas négliger, surtout pour une machine qui fonctionne deux fois par jour et 365 jours par an. Le SAV doit être sérieux et disponible rapidement. Bien entendu, l’achat sera en partie dicté par l’offre en concessionnaires dans le secteur géographique de l’éleveur. Il ne faut pas non plus succomber aux sirènes du marketing en s’équipant de la salle de traite dernier cri. Elle ne donnera pas forcément plus grande satisfaction. Une installation d’occasion est également une piste à explorer, tout comme celle de la rénovation. 

Ne pas délaisser les réglages

Pour tirer parti au mieux de son installation, les réglages sont aussi des points clés à ne pas délaisser. « Ce que les éleveurs doivent regarder systématiquement, c’est le niveau et la stabilité du vide. Ils ne doivent mettre en route la traite qu’une fois que ce vide est stable », conseille Jean-Louis Poulet.

« Les bons réglages d’une installation sont notamment garantis lors du contrôle annuel Optitraite. Parmi les réglages de base se trouvent le niveau de vide, la fréquence des pulsations ainsi que le niveau de dépose, ils contribuent à avoir une traite parfaite. Le but premier de toutes les machines à traire est de travailler sans traumatisme pour la mamelle », selon Philippe Couëdic.

Jean-Louis Poulet conclut : « Parmi ce qui rend agréable le travail en salle de traite, il y a certains éléments mécaniques, mais aussi des éléments psychologiques qui sont parfois sous-estimés. Quand ce que l'on fait nous plaît, cela coûte généralement moins à l’organisme. »

Retrouvez la suite de l'article dans votre numéro de Cultivar Élevage d'octobre 2019. 

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